50 000 m3 d’eau potable partent quotidiennement dans la nature

Par Omar El Bachir

50 .000 m3 d’eau potable partent quotidiennement dans la nature à cause de l’usure, de la corrosion des conduites souterraines, des fuites dans les unités de production, des piquages illicites pour le besoin de l’irrigation ou encore des comptages au forfait à l’origine d’un gaspillage considérable.

Face à Cette situation forte inquiétante, les responsables de l’hydraulique mettent en place un programme ambitieux qui vise en premier lieu la sensibilisation des citoyens à l’économie d’eau.

« L’efficacité de cette action de sensibilisation qui débutera ce mercredi 22 mars à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, est tributaire de la contribution de tous les acteurs sociaux et leur implication continue dans la préservation de l’eau » a déclaré Monsieur Meksi Abdelkader directeur de l’hydraulique de Tlemcen à l’occasion d’un point de presse organisé au niveau de son siège.

La sensibilisation du citoyen à l’économie d’eau semble l’une des préoccupations majeures du premier responsable de l’hydraulique qui estime que l’état a mobilisé des moyens financiers énormes pour permettre l’amélioration des systèmes d’alimentation en eau potable.

« Aujourd’hui 90% de la population de la willaya de Tlemcen ont accès à l’eau potable d’une façon ininterrompue. Cette nette amélioration est perçue chez les citoyens comme étant un acquis définitif d’où son gaspillage excessif » se désole M Meksi

Par ailleurs, Le directeur de l’hydraulique met en évidence les moyens financiers colossaux consentis par l’état pour assurer l’alimentation en eau potable de près d’un millions d’habitants.

« Cette opération qui s’est étalée sur environ 10 ans a concerné les stations de traitement des barrages Sekkak et Boughrara , le captage des eaux souterraines de Zouia avec la réalisation de 35 forages allant jusqu’ 700 mètres de profondeurs et la mise en place d’un système de production ainsi que la construction de deux station de dessalement à Honaîne et à Souk Tlata . Ce gros investissement a couté à l’état près de 1 milliards de dollars, » a souligné le responsable de l’hydraulique

Or ,M Meksi, considère que la promotion de l’idée « l’accès à l’eau potable requiert des moyens considérables d’où la nécessité de sa préservation » passe par la mise en place de moyens d’information et de sensibilisation portant sur la gestion de l’eau : captage, stockage, traitement et transport avant d’être livrée aux citoyens. A cet effet, une exposition mettant en exergue les différentes étapes que traverse l’eau avant d’arriver au robinet est prévue au grand bassin, ce mercredi

Parallèlement à cette action de sensibilisation d’autres mesures destinées à lutter contre le gaspillage de cette denrée vitale sont mises en place. Il s’agit notamment de la généralisation du comptage individuel afin de responsabiliser les usagers sur leur consommation. «L’installation des compteurs individuels contraint les usagers à payer leur eau au prorata de leur consommation»,

explique notre interlocuteur. Pour les piquages illicites M. Mekssi compte sur le rôle que va jouer la police de l’eau en veillant à sa protection et en pénalisant toute infraction visant à son gaspillage.

Réagissant à une question relative à la gestion des eaux usées, Monsieur Meksi assure que désormais, la gestion des eaux usées figure dans la priorité de son secteur.

« Maintenant que l’accès à l’eau potable a connu une amélioration considérable, nos efforts seront dirigés vers le recyclage des eaux usées. Ce procédé est incontournable il nous permet de diminuer le volume des rejets d’eaux usées dans la nature et constitue une importante ressource pour l’irrigation. Actuellement deux stations d’épuration, système de traitement des eaux usées, sont programmées l’une à Sebdou pour protéger le barrage de Bni Bahdel contre la pollution et l’autre à Remchi pour la protection des eaux de la Tafna. D’autres stations d’épuration sont prévues à travers le territoire de la wilaya notamment à Ghazaouet où les eaux usées de la commune de Djeballa et de Nedroma se déversent dans la mer » indique M Meksi

Et d’insister « Le recyclage des eaux usées pour l’irrigation est une solution prometteuse pour agrandir les surfaces agricoles : le recyclage d’ 1/3 des eaux usées que nous produisons quotidiennement soit 100 000 m 3 suffira pour l’irrigation de 4000 hectares. C’est pour ainsi dire que ce système de recyclage permettra aussi de développer le secteur de l’agriculture.

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