AEP : plus de 180 milliards pour le programme d’urgence de l’été

 

Le directeur des ressources en eau de la wilaya de Tlemcen, Meksi Abdelkader, a annoncé hier qu’une enveloppe financière de l’ordre de 180 milliards de centimes a été dégagée dans le cadre du programme d’urgence visant à sécuriser l’alimentation en eau des populations durant la saison estivale 2018 et parer à toute éventualité pouvant perturber l’approvisionnement des communes de la wilaya au moyen des eaux de dessalement des deux stations de Honaine et Souk Tleta.

Animant une conférence de presse au niveau du siège de sa direction, M. Meksi a précisé que le premier volet pour lequel il a été consacré près de 100 milliards (FCCL) concerne la réhabilitation de la station de traitement des eaux du barrage de Hammam Boughrara pour élever sa production de 15.000 à 25.000 m3/jour en vue de satisfaire les besoins en eau potable de la ville de Maghnia (actuellement alimentée par les eaux de dessalement de la station de Souk Tleta).

Il s’agit aussi de la réfection de 6 forages à Béni-Boussaid pour élever leur production de 20.000 m3/jour, la réhabilitation d’une conduite principale de 8 kilomètres au lieu-dit Nekhla (commune de Souahlia) pour remédier aux nombreux piquages pratiqués sur l’ancienne conduite alimentant les villes de Souahlia et Ghazaouet, la réhabilitation de un kilomètre de la conduite principale d’eau au niveau du barrage de Sekkak pour élever la production de 40.000 à 60.000 m3/jour afin de renforcer l’alimentation des localités de Terny, Mefrouch, Fahs, Aïn Ghoraba, Béni-Snous et Azail ainsi que les localités de la zone Est de la wilaya.

La deuxième opération de 80 milliards (plan sectoriel) concerne la réhabilitation des équipements de l’ancienne station de dessalement d’Oued Abdallah pour approvisionner la ville de Ghazaouet par quelque 4.500 m3/jour (ce projet sera livré avant le 15 octobre prochain).

Le directeur des ressources en eau de Tlemcen a affiché sa satisfaction quant au bon déroulement de la première moitié de la saison estivale où aucune perturbation d’eau n’a été enregistrée pour le moment par les services de l’ADE et ce, malgré le pic de consommation observé ces derniers jours à cause de la chaleur. M. Meksi a en outre expliqué que l’objectif de ce programme d’urgence est de mobiliser les ressources en eau pour renforcer l’approvisionnement des populations par les eaux de dessalement.

Actuellement près de 260.000 mètres cubes/jour sont produits par les deux stations de Souk Tleta et Honaine. Selon M. Meksi, près de 120.000 mètres/jour desservent la région Ouest de la wilaya (440.000 habitants) et 160.000 mètres cubes/jour alimentent la région Est de la wilaya (545.000 habitants). Il faut rappeler dans ce contexte que la station de dessalement de Souk Tleta, depuis sa mise en service en avril 2011, n’est pas en mesure de produire les quantités d’eau souhaitées (200.000 mètres cubes/jour), à cause des perturbations d’adduction d’eau enregistrées au niveau de cette station qui connaît de grandes difficultés techniques et de maintenance qui font piétiner la production de l’eau dessalée.

Par ailleurs, les 5 communes de Sebdou, El-Aricha, Sidi Djilali, Bouihi et El Gor de la région Sud de la wilaya seront prochainement alimentées par les forages de Chott El Gharbi. Des analyses physico-chimiques sont en cours pour vérifier la potabilité de l’eau de Chott El Gharbi.

A noter que ce mégaprojet comporte 60 forages et des conduites totalisant 653 kilomètres pour le transfert d’eau, 9 stations de pompage et 28 réservoirs (300 à 1.000 m3). Les eaux souterraines de Chott El Gharbi proviennent des forages des champs captants d’Errachidia (18 forages de 38 l/s), Mekmen Lahnech (25 forages de 61 l/s) et Bouterkine (15 forages de 28 l/s), d’une profondeur de 400 à 700 m.

Ces eaux seront refoulées par les 4 stations de pompage d’Errachidia, Touil, Mekmen Benamar et Mekmen Lahnech vers le réservoir de régulation situé en amont d’Abdel Moula (300 m3). Ensuite, elles seront acheminées par les 2 stations de pompage d’Abdel Moula I et II vers le réservoir de régulation d’Abdel Moula II (5.000 m3), et d’El-Aricha (4 x 5.000 m3).

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

 

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