Bac 2017 : Benghebrit dévoile les mesures anti-fraude

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, a dévoilé ce mardi 9 mai lors d’une conférence de presse les mesures du gouvernement pour sécuriser le BAC 2017. Objectif : éviter la répétition du scandale de la fraude qui a entaché cet examen en 2016. Parmi ces mesures figurent notamment l’interdiction des portables dans les salles d’examen et l’utilisation de brouilleurs de portables et de caméras de surveillance. Elle a révélé l’existence d’ « un plan de sécurisation des sites », qui a été élaboré par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, « la réhabilitation du siège régional de l’Office national des examens et concours d’Alger, et la réduction du nombre de centres où sont gardés les sujets des épreuves ».

Brouilleurs et caméras de surveillance

La ministre a précisé que « des brouilleurs et des équipements de vidéosurveillance » seront installés « au niveau des centres d’impression des sujets du Baccalauréat et centres de conservation des sujets (DE) ». Et que l’accès des véhicules aux centres d’examen sera interdit.

Selon le compte rendu de l’agence officielle, la ministre a assuré que toutes les mesures ont été prises pour assurer le bon déroulement et la sécurisation des examens scolaires nationaux en vue d’éviter la “fraude”. Elle s’est engagée à ne pas bloquer les réseaux sociaux.

“La sécurisation des examens, notamment le Baccalauréat, a fait l’objet d’une attention particulière du gouvernement“, a déclaré la ministre, ajoutant que la commission mixte en charge de la sécurisation des examens “n’a épargné aucun effort pour réunir les bonnes conditions à l’effet de garantir le bon déroulement de ces examens“.

Les retards non admis

Les “retards ne sont pas admis” le jour de l’examen, a prévenu la ministre qui a ajouté que les portables et tout autre moyen de communication devront être déposés à l’entrée du centre dans une salle aménagée à cet effet.

Mme Benghebrit a appelé les candidats à “rejoindre les salles d’examen une demi-heure avant le début des épreuves“, rappelant que tout retard après 09h00 “privera le candidat de poursuivre l’examen“.

La ministre a fait savoir que des affiches interdisant l’utilisation des appareils de fraude (portables, oreillettes, Bluetooth et autres) seront installées, à l’instar de l’année dernière, au niveau des centres d’examen. Des conseils seront prodigués aux candidats pour les préparer psychologiquement à l’examen, rappelant que les comportements pouvant priver les candidats de poursuivre l’examen, sont mentionnés dans les convocations.

Climatiseurs      

Les cas de fraude enregistrés constituent une “proportion infime“, a estimé Mme Benghebrit qui a appelé “à ne pas assombrir l’image des examens“.

Par ailleurs, la ministre a indiqué que des sujets de réserve seront élaborés pour combler les lacunes enregistrées l’année dernière. Elle a rassuré les candidats en affirmant que les mêmes mesures adoptées lors des précédentes sessions demeureront en vigueur lors de la session 2017. Elles consistent à proposer deux sujets au choix pour chaque épreuve de l’examen et du maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve.

Tous les centres d’examen seront dotés de climatiseurs, notamment dans les régions du Sud, a indiqué la ministre, ajoutant qu’il sera procédé en coordination avec les directeurs de l’Éducation, les autorités locales et les walis à la garantie des conditions idoines pour permettre aux candidats de passer leurs épreuves dans les meilleures conditions.

Deux millions de candidats

Les examens nationaux qui se dérouleront du 24 mai au 15 juin concernent près de 2 millions de candidats, un effectif légèrement en hausse par rapport à la session 2016, (+4 670 candidats), pour lesquels 690 000 personnels sont mobilisé, soit 95% de l’ensemble des fonctionnaires du secteur.

Le nombre de candidats aux trois examens nationaux pour la session 2017 est de 760 652 candidats pour l’examen de fin de cycle primaire, 566 221 candidats pour l’examen du BEM et 761 701 pour l’examen du Baccalauréat, avec une proportion de 35,50% de candidats libres.

Ces candidats seront répartis sur 18 000 centres d’examens, a poursuivi la ministre, rappelant qu’il sera procédé au maintien des candidats à l’examen de fin de cycle primaire dans leur établissement pour la seconde année consécutive et le passage à l’évaluation continue de l’épreuve d’EPS pour les candidats scolarisés (Bac+BEM).

Les résultats des examens seront affichés au plus tard le 9 juin pour l’examen de fin de cycle primaire, le 27 juin pour l’examen du BEM et le 15 juillet pour l’examen du Bac.

Anis Belghoul (New Presse).

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