Béni-ouarsous : 600 habitats précaires à éradiquer

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Par Khaled Boumediene

Le bidonville de hay El Gadaha, constitue une véritable plaie dans la ville de Béni-ouarsous. Pour accélérer définitivement son éradication, le wali de Tlemcen, Saci Ahmed Abdelhafid, s’est rendu jeudi dernier sur les lieux, pour s’enquérir de près de cette situation qui irrite quelque 600 familles et trouver des solutions adéquates pour leur recasement.

« En 1990, elles étaient à peine 150 familles, qui avaient fui la campagne pour la ville à la recherche de meilleures conditions de vie. Aujourd’hui, elles sont près de 600 familles qui vivent dans des habitats faits de matériaux hétéroclites composés de tôle, parpaing, brique, plastique et autres. Leur majorité avait rejoint Béni-ouarsous dans la décennie 90. Pour des raisons sécuritaires, ces familles ont fui les zones rurales pour s’installer à proximité de l’agglomération de Béni-ouarsous », a expliqué à notre journal un ancien habitant de la ville de Béni-ouarsous, qui a, en outre, souligné qu’aucun wali n’est venu les voir pour connaitre leurs conditions de vie lamentables.

Accompagné des directeurs de l’urbanisme, du logement, de l’OPGI, des équipements publics, du chef de la daïra de Remchi et du président de l’APC de Béni-ouarsous, le wali a longuement écouté les doléances des dizaines de familles de ce bidonville, qui sont dans l’attente depuis des années. Il a discuté avec elles des solutions retenues pour leur recasement au fur et à mesure que les logements soient livrés. M. Saci Ahmed Abdelhafid a, par ailleurs, haussé le ton contre les entreprises chargées de la réalisation des 470 logements publics locatifs destinés au recasement de ces familles. Selon le wali, les assiettes foncières et espaces récupérés par suite du recasement partiel des familles, seront attribués aux locataires de ce site qui ne peuvent pas être recasés dans les nouveaux logements sociaux.

Pour justifier son retard, un entrepreneur a évoqué le problème du retard du paiement des situations mensuelles des travaux réalisées par son entreprise. Et au wali de répondre : « Ce n’est pas une raison valable pour laisser les travaux accumuler ce grand retard. Vous devez couvrir au moins trois mois pour éviter tout ralentissement dans les travaux de votre projet. Il faut remédier en urgence à cette défaillance qui allonge les délais d’exécution ».

S’adressant au président de l’APC de Béni-ouarsous, le wali a demandé le recensement total et définitif des familles de ce site pour leur recasement. Il l’a également instruit d’empêcher que d’autres familles viennent occuper les lieux au départ des relogés.

Enfin, le wali a exigé du président de l’APC d’accorder la priorité à l’aménagement urbain des quartiers défavorisés et de ne recourir au bitume qu’aux routes dégradées de la ville de Béni-ouarsous.

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