CASNOS : La chasse aux enseignants fraudeurs

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Le DG de la Caisse nationale des travailleurs non-salariés (Casnos), Acheuk Chawki Youcef, a promis de mener la vie dure aux enseignants qui dispensent des cours particuliers aux élèves dans l’illégalité et parfois dans des conditions ne répondant à aucune norme de sécurité et d’hygiène.

«Dans les jours qui viennent, nos inspecteurs vont entamer le travail de contrôle pour identifier les enseignants qui donnent des cours particuliers et qui ne payent pas leurs cotisations sociales», a averti le responsable de la Casnos, précisant que sa «mission n’est pas de s’interférer dans le métier qu’exerce un tel ou un tel autre, mais qu’il est dans son rôle de faire affilier toute personne qui exerce un métier et qu’il n’est pas salarié».
Interrogé sur les mécanismes qui permettent de déceler des cas de fraude, à l’occasion d’une session de formation organisée, hier, à Tlemcen au profit des journalistes, Acheuk a répondu qu’il était très simple de les dénicher. «Il suffit de voir dans les quartiers où des jeunes écoliers se dirigent, notamment un jour de vendredi ou de samedi pour localiser le local en question», a-t-il révélé avant d’ajouter que l’inspecteur a le droit de faire affilier l’enseignant ou les enseignants d’office.
A travers ces déclarations, tout porte à croire que le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale et les organes qui relèvent de son champ d’action ont été chargés de mener la vie dure aux enseignants qui demandent à partir à la retraite avant l’âge légal pour ensuite vaquer à une activité où il y a plus de gain.
En effet, le ministre du Travail, Mohamed El Ghazi a, à maintes reprises, dénoncé ce phénomène de «cours particuliers clandestins». Une pratique qui se fait, selon lui, par ces mêmes instituteurs qui mènent des mouvements de protestation et des grèves pour maintenir le principe du départ anticipé à la retraite.
En réalité, dans sa politique de recouvrer un maximum de cotisations, la CASNOS qui s’engagera dans cette direction de faire rentrer les enseignants-fraudeurs dans les rangs à un double objectif. Renflouer les rentrées de la caisse en augmentant le nombre d’affiliés et aussi traquer les enseignants dans leurs derniers retranchements. Si cette campagne sera incessamment menée pour régulariser les enseignants, viendra dans l’avenir le tour d’autres corps de métiers, à l’instar des professionnels du bâtiment, mais surtout les médecins du secteur public, qui eux aussi, tiennent tête à leur tutelle et au gouvernement en voulant maintenir le régime du départ anticipé à la retraite.
Avec ces opérations et d’autres mesures aussi, telles que les retraits sur salaires ou bien encore le recours à des poursuites judiciaires, les pouvoirs publics comptent aller jusqu’au bout pour faire revenir le départ à la retraite à 60 ans.

Hafid M. (Le Temps d’Algérie).

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