Un autre casse-tête pour les zones frontalières

Pas moins de 1.211 postes d’emploi ont été accordés à la wilaya de Tlemcen par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, pour la gestion des écoles et cantines scolaires du palier primaire, a-t-on appris hier auprès du directeur de l’agence nationale de l’emploi (ANEM) de Tlemcen, Rebiai H’fif, qui a en outre souligné que plus de 50% de contrats de ce quota de recrutement qui concerne les diplômés de la formation et l’enseignement professionnels (dispositifs DAIP-CIP), ont été établis par l’ANEM de Tlemcen pour gérer les cantines scolaires (Cuisiniers, aides cuisiniers) et assurer des activités d’entretien et de réparation (Plomberie, chauffage, étanchéité, climatisation, vitrerie, menuiserie, gardiennage, jardinage) dans les établissements scolaires.

Cette mesure salutaire prise par le ministère de l’Intérieur constitue une véritable bouffée d’oxygène notamment après le gel d’octroi de postes d’emploi DAIP-CIP au secteur administratif dont les écoles primaires qui ont longtemps souffert du manque de personnels devant assurer ces différentes tâches essentielles au bon déroulement des cours des élèves, ce qui va permettre de doter ces écoles en agents spécialisés et assurer leur bon fonctionnement. Le directeur de l’ANEM de Tlemcen a précisé qu’une commission de wilaya composée des directeurs de l’administration locale (DAL), la formation professionnelle (DFP), l’éducation, l’emploi et l’agence nationale de l’emploi (ANEM) a procédé au dispatching de ces postes selon l’importance des écoles primaires des 53 communes de la wilaya.

Par ailleurs, M. Rebiai a fait savoir que la wilaya de Tlemcen vient de bénéficier de près de 851 postes d’emploi pour l’insertion des diplômés de l’université (CID) et de la formation professionnelle (CIP) des sept communes frontalières de la wilaya, en l’occurrence Maghnia, Bab El Assa, Marsa Ben M’hidi, Béni Boussaid, Souani, Bouihi et Sidi Djillali.

Aujourd’hui, quelque 50% de contrats ont été établis par l’ANEM pour les jeunes diplômés de ces localités. Pour de nombreux habitants de ces zones frontalières, ce nombre de placement accordé par le ministère de Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale dans le cadre des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle et des contrats d’insertion des diplômés de l’université reste en deçà des besoins exprimés par ces communes compte tenu du nombre important de jeunes en chômage.

Depuis le resserrement de l’étau sur la contrebande notamment du carburant et des produits alimentaires, des centaines de jeunes se sont retrouvés sans activités. Pour lever les obstacles à l’emploi frontalier, les pouvoirs publics doivent réfléchir à de vraies solutions pour les jeunes qui sont malheureusement de plus en plus marginalisés, au lieu de ces mesures ponctuelles et insuffisantes. L’évidence voudrait que dans ces régions frontalières où le chômage prend de plus en plus d’ampleur, les jeunes puissent accéder à des postes d’emploi durables et travailler dignement dans des unités économiques et autres administrations.

Certes les autorités de la wilaya multiplient leurs opérations de réalisation de routes, logement, AEP, électricité et gaz naturel, de préservation et exploitation des terres agricoles ou encore la santé et l’aménagement urbain, et agissent toujours dans la politique de facilitation des procédures administratives afin d’amener les investisseurs à créer leurs projets d’entreprises. Un des objectifs assignés d’ailleurs à la démarche initiée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire pour accélérer les programmes de développement socio-économique dans ces territoires frontaliers, mais les choses tardent à venir (côté emploi) pour ces jeunes qui commencent vraiment à s’impatienter.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

 

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