Chenilles processionnaires: 795 hectares traités

La Conservation des forêts de la wilaya de Tlemcen a procédé récemment à une vaste campagne d’échenillage à travers les massifs forestiers et monts des localités de Taourira (Aïn Tellout), Zaouiet El Mira (Souahlia), El Bordj et Aïn Fettah (Fellaoucene), Mellala (Nedroma), Tameksalet, Ouasser et Oued Zitoun (Sabra), Ouchba (Aïn-Fezza), Karbaia (Azail) et Merkoum (Sebdou), El-Aricha et la bande verte (Sidi-Djillali).

Ainsi, près de 795 hectares ont été traités grâce à l’intervention des professionnels de la Conservation des forêts de Tlemcen lors de cette campagne de traitement contre les chenilles processionnaires, qui ont causé de nombreux dégâts sur les pins et chênes de ces localités.

Selon Hadjira Saïdi, conservateur de la conservation des forêts de Tlemcen, près de 885 hectares étaient infestés par cet insecte ravageur (appelé également «papillon de nuit»). Une forte défoliation du feuillage, dont elle se nourrit, a été enregistrée par les services de la Conservation des forêts, qui ont repéré toutes les boules blanches formées par les mues successives, poils et excréments de la chenille processionnaire. La campagne consiste donc en la pulvérisation d’extrait de bactéries sur ces feuilles. Ce qui détruit le système digestif des chenilles et les tue. Le produit leur est spécifique et ne représente aucun danger pour les autres espèces.

Des pièges ont été placés sur les troncs d’arbres pour la capture et la destruction efficaces des papillons, appâts de l’insecte nuisible. Pour lutter contre leur prolifération, une solution douce et naturelle a été utilisée pour capturer les insectes, ce qui induit une baisse de la reproduction des chenilles, a-t-on ajouté. Les services de la Conservation des forêts ont en outre procédé à l’échenillage des arbres bordant les voies de circulation.

«Le danger n’est pas limité aux pins et aux chênes uniquement, mais aux humains aussi, notamment ceux travaillant ou vivant à proximité de la forêt.

Les poils urticants des chenilles, qui se propagent dans l’atmosphère, provoquent des réactions allergiques, voire même des troubles respiratoires. Une éruption douloureuse apparaît environ 8 heures après, lors d’un contact avec la peau. Elle est souvent accompagnée de sévères démangeaisons, voire des boutons. Les poils urticants se dispersent facilement dans différentes parties du corps par la sueur, l’eau, le grattage et le frottement.

Un contact avec les yeux cause une conjonctivite, avec des yeux rouges et larmoyants. Donc la prévention est importante, il faut traiter les pins et chênes, surtout en période printanière, où l’éclosion des larves commence et ces petites bêtes poilues rongent les feuilles de pin et de chêne. Mais, délocaliser la chenille processionnaire est une opération délicate qui mérite d’être confiée à des professionnels.

La lutte peut être mécanique, c’est-à-dire les branches infectées de nids de chenilles sont arrachées et les colonies détruites par le feu, ou par pulvérisation d’un insecticide, quand les chenilles font moins d’1 cm, et qu’on renouvelle durant deux années consécutives», a précisé pour sa part, le directeur du Parc national de Tlemcen, M. Kazi-Tani Saïd.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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