Clin d’œil aux éboueurs de Hennaya

À Hennaya, les éboueurs, balayeurs, et conducteurs de camions consentent des sacrifices considérables pour collecter les ordures ménagères et assurer la propreté des ruelles et quartiers de cette grande agglomération de plus de 30.000 âmes. Ces efforts déployés quotidiennement, qui ne passent pas inaperçus, génèrent beaucoup de reconnaissance et de solidarité chez les habitants de la ville de Sidi Chaib.

Dans ce cadre, les élèves de terminale du lycée Abdallah Benaissa ont organisé le 30 janvier dernier une sympathique collation en l’honneur de quelque 40 éboueurs et agents ayant fait preuve d’assiduité irréprochable et beaucoup de bonne volonté.

La collation s’est déroulée en présence du président d’APC, Abdelmadjid Aberkane, l’infatigable défenseur de l’environnement, Drici-Tani Younès, le président de l’association de l’environnement, Sahnoune Abdelhafid, l’imam de la mosquée «El Atik», la doyenne des enseignants de Hennaya, Drici Tani Khadidja, le directeur du lycée et nombreux bénévoles et enseignants.

Cette initiative, la première du genre dans la commune, a surpris en premier lieu les travailleurs de l’hygiène et l’environnement eux-mêmes qui ne s’y attendaient pas. Ce geste les réconforte dans leur noble mission.

Lors de cette cérémonie, des trophées portant l’indication «Sid R’djel» en hommage à leurs efforts, ont été remises à l’ensemble de ces éboueurs et travailleurs qui font leur travail avec honneur.

Lors de cette rencontre, M. Drici Tani Younès a longuement loué les labeurs de ces agents qui travaillent parfois dans des conditions difficiles et toujours en contact avec les déchets exposés dans les ruelles et cités de la ville. M. Drici Tani a, par ailleurs, expliqué les premiers résultats de son étude pilote sur l’impact des mégots de cigarettes et déchets plastiques sur la faune et la flore marines.

Le but de mon étude intitulée «Les déchets d’un citoyen générés pendant 60 jours» est d’alerter les pouvoirs publics et toute la société sur les dangers des mégots et plastiques qui constituent une vraie menace sur les mammifères, les oiseaux et les plantes marines de la mer Méditerranée.

A titre d’exemple, j’ai remarqué qu’un citoyen qui consomme un ou deux paquets par jour pourra facilement produire près d’un kilomètre de mégots en 60 jours. Or un petit mégot est en mesure de polluer 50 litres d’eau compte tenu de sa teneur en composants dangereux tels le plomb, l’oxyde de carbone, le goudron, le béryllium, le chromium, le cobalt et la nicotine.

Une fois dans la nature, ces produits ainsi que les composés chimiques présents dans la plupart des matières plastiques, principalement les bouteilles et sachets, regagnent la mer et flottent sur les eaux avec des conséquences dévastatrices pour les espèces, tels les oiseaux marins, tortues marines et poissons. Ils sont même à l’origine de leur mort», a alerté M. Drici.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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