Le commerce en zone frontalière, thème d’une rencontre à Nédroma

Une rencontre de réflexion autour du thème concernant le commerce en zone frontalière a été organisée dernièrement dans la localité de Nédroma à l’initiative du bureau de la wilaya de Tlemcen de l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Ont pris part à cette journée d’étude les représentants des douanes, de la direction du commerce, du registre du commerce et des impôts.

Il a été notamment question au cours des débats, de la mise en application des dernières dispositions préventives et coercitives édictées par les pouvoirs publics concernant le gel de l’octroi des registres de commerce pour la vente en gros afin de lutter contre la contrebande à la frontière algéro-marocaine, qui a pris des proportions inquiétantes. Car outre le phénomène de la drogue avec les saisies quotidiennes d’importantes quantités de stupéfiants, il faut ajouter les denrées de première nécessité subventionnées par l’Etat dont le carburant qui sont convoyées vers le pays voisin, grevant gravement le budget public.

Les intervenants ont mis en évidence le fait que cette démarche protectionniste ne devrait pas affecter l’approvisionnement des populations des zones frontalières en denrées alimentaires et produits de base. Cependant, les camions devant desservir la région de Maghnia en produits de consommation font l’objet actuellement de contrôle par les douaniers et gendarmes à l’entrée de la localité pour vérifier les bons de commande et la quantité à livrer aux commerçants.

Les responsables sécuritaires ont rappelé lors de cette assemblée « que certains commerçants se font délivrer des registres de commerce pour la vente en gros sans pour autant exercer une activité effective au niveau des locaux déclarés dans leurs r.c ce qui constitue une tentative de contourner la loi, du fait qu’ils exploitent ces registres pour obtenir de grandes quantités de produits alimentaires destinés à la contrebande au niveau des régions frontalières, tel que constaté sur le terrain. »

Selon les dernières statistiques, près de 7.000 registres de commerce pour la vente en gros ont été enregistrés dans les régions frontalières. 5.825 commerçants ont fait l’objet de contrôle et 3.021 n’exerçant pas dans les locaux déclarés auprès du Cnrc, ce qui entravé l’opération de localisation du lieu d’exercice de leurs activités. Les autorités ont engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de 3.478 commerçants récalcitrants, inscrit un millier d’entre eux sur le fichier national des fraudeurs et radié 934 autres.

Liberté

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