Les déchets mobilisent à Hennaya

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas». Ce célèbre adage semble être suivi à la lettre par l’infatigable défenseur de l’environnement, Younès Drici-Tani, qui a récemment lancé sa nouvelle campagne de «zéro déchet» à travers les établissements scolaires de la commune de Hennaya. Cette campagne, intitulée «Hennaya propre», vise à impliquer les enfants scolarisés dans la propreté de la ville et de déposer les déchets dans des poubelles urbaines.

Tout ce qu’on achète est voué à devenir un déchet, mais on va voir qu’il est possible de faire autrement. Il y a un manque de civisme flagrant chez certains de nos concitoyens. Notre but est de diminuer la quantité de déchets produits et de limiter les déchets à la source.

Nous sommes en train de mettre en place des poubelles de couleur bleue dans tous les quartiers de la ville. Une poubelle nous coûte environ 800 dinars. Ça va donc nous revenir cher, mais nous cotisons quand même pour les acheter. Nous voulons aussi créer des réflexes chez les écoliers de ne pas jeter les déchets par terre. Beaucoup de pays sont parvenus à réduire de manière drastique leur production de déchets et même en famille.

Bien sûr, le «zéro déchet», ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais nous avons quelques astuces et bons plans pour lancer cette initiative dans la commune de Hennaya et aider les citoyens à faire les premiers pas. Pour cela nous avons mis un plan d’action qui repose sur trois axes, à savoir le nettoyage des quartiers de la ville de Hennaya et du milieu, la sensibilisation du citoyen pour un environnement sain et propre, et la campagne zéro déchet. Cette dernière a connu une grande réussite surtout avec les écoliers qui y ont pleinement adhéré», explique M. Drici. Des actions de sensibilisation avaient lieu il y a quelques jours dans des établissements scolaires de la ville.

A Hennaya, Younès Drici-Tani, se plaint de ces points noirs qui se multiplient, selon lui, le fait de certains habitants qui n’attendent plus les heures de passage des camions de collecte de déchets pour sortir leurs poubelles. Un cercle vicieux. Au fur et à mesure que les poubelles sont ramassées, d’autres sont à nouveau déposées et les points noirs se multiplient.

De plus les heures de passage ne sont plus aussi régulières qu’avant et il n’y a jamais de communication sur le sujet. Les horaires sont-elles bien connues dans chaque quartier ? Si les ordures s’accumulent dans les rues c’est aussi parce que nous n’avons personne pour sanctionner les citoyens qui jettent leurs ordures n’importe où ou qui ne respectent pas la voie publique.

La responsabilité du citoyen est engagée, selon lui, dans la gestion des déchets et leur collecte, mais il y a une sorte de manque de coopération et de laisser-aller», ajoutera-t-il.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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