Les derniers jours de farniente avant l’Aïd

Les vacances seront bientôt terminées et l’heure de la rentrée approche à grands pas. A Marsat Ben M’hidi, la charmante ville balnéaire, les estivants profitent au mieux de leurs derniers jours de repos avant le retour à la maison. Les tout derniers vacanciers venus de tous les coins du pays et de l’étranger (émigrés) quitteront les rivages ensoleillés au plus tard le 31 août prochain, pour retourner chez eux pour fêter l’Aïd El-Kébir, qui aura lieu le premier septembre prochain.

En effet, ces jours-ci, Bider, Moscarda 1 et 2, et Marsat Ben M’hidi, ces plages de l’extrême ouest du nord du pays, préférées des milliers de vacanciers pour leur quiétude et leurs sites naturels pittoresques, propices à la détente, sont bondées.

Il faut noter dans ce contexte l’impact sur la fluidité du trafic routier grâce au projet du doublement de la RN 7 raccordant l’autoroute Est-Ouest à Marsat Ben M’hidi, l’éradication des points noirs de circulation enregistrés durant les années passées sur ce tronçon routier très fréquenté par des millions d’estivants en été, et l’évitement des agglomérations de Souani, Sidi Boudjenane, Boukanoun et Bab El-Assa. Selon le directeur des travaux publics de Tlemcen, Radja Mohamed, ce projet sera totalement livré dans quelques semaines, après l’achèvement des deux kilomètres d’évitement restant à l’entrée de la ville de Marsat Ben M’hidi.

Cependant, l’on relèvera une fausse note à cause d’un virage dangereux sur cette nouvelle infrastructure routière à hauteur de Souani, dont les services des travaux publics doivent impérativement corriger la déclivité de la chaussée de roulement, afin de diminuer la force centrifuge, qui pousse le véhicule vers l’extérieur de la courbe.

L’autre fait notable à souligner est la disponibilité du carburant (Gasoil, essence et Sirghaz) dans toutes les stations de service implantées tout au long de la RN 7 et même dans la ville frontalière de Port Say. Ce qui a soulagé les automobilistes qui souffraient le calvaire à cause des files interminables formées par des contrebandiers de carburant (hallaba) avides de gains faciles qui sévissant jour et nuit dans cette région frontalière.

Ce grand casse-tête a été réglé grâce aux mesures de lutte contre la contrebande, et dispositifs juridiques et sécuritaires mis en place par les services de sécurité. Selon le ministre de l’Intérieur (M. Bedoui), ce fléau causait des pertes s’élevant à quelque 3 milliards de dollars par année pour notre pays.

Pas étonnant donc qu’en ces derniers instants de farniente, la paisible plage de Bider, à l’instar de celles de Moscarda 1 et 2 et Marsat Ben M’hidi-ville, soit prise d’assaut par les estivants et les baigneurs. De nombreux estivants adorent être au soleil et profitent à fond des instants de farniente de leurs derniers jours de congés. On n’est bien qu’au bord de l’eau.

D’autres essayent de joindre l’utile à l’agréable de ce bien-être du corps en se mettant au footing et de se rafraîchir dans la convivialité des vacances avant le retour au travail dès la première semaine de septembre.

Pour prolonger les plaisirs de l’été en cette période caniculaire, des activités sont organisées par des enfants de scouts musulmans qui apprécient beaucoup cet endroit qui sert de trop-plein à la plage de Marsat Ben M’hidi-ville.

«On aime venir ici, surtout en ces derniers jours avec cette chaleur, c’est calme et on y est bien», clament en chœur de nombreux estivants rencontrés hier à la plage de Bider. «Et puis on note une grosse amélioration au niveau de la sécurité, il faut le souligner». Des propos que confirment la plupart des gens rencontrés.

«On y est vraiment bien, et ici personne ne vous dérange, regardez le monde qu’il y a», ajoutent-ils. La plage de Bider est, et restera, avant tout un endroit convivial et familial que tous ses habitués apprécient de plus en plus. Les criques de Moscarda 1 et 2 attirent elles aussi de nombreux estivants.

«On n’est pas véhiculé alors on vient ici et on reconnaît que c’est pas mal, excepté peut-être que beaucoup d’équipements manquent pour les estivants, mais que faire? C’est vrai, c’est sympa, mais regardez derrière c’est le vide, c’est presque le désert ! Pourquoi n’aménage-t-on pas des buvettes, des restaurants et d’autres espaces récréatifs aux familles qui viennent de tous les coins du pays pour goûter au plaisir de la mer et découvrir cette région au charme naturel», ajoutent-ils.

Il est vrai qu’en dehors du charme de la Méditerranée et le paysage sauvage de la région de Msirda, il reste beaucoup à faire pour promouvoir un tourisme de qualité.

Lors de sa visite d’inspection et de travail effectuée récemment au littoral balnéaire de la wilaya, le wali de Tlemcen a instruit les responsables et élus locaux de relancer l’investissement touristique et de parer aux insuffisances et à l’absence d’infrastructures d’accueil et autres.

Pendant ce temps-là, les enfants s’amusent dans l’eau sous l’œil attentif des maîtres-nageurs sauveteurs qui surveillent depuis le poste de secours.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *