Le Dr. Ramdani Fatima Zahra : les femmes ont un rôle important à jouer dans les institutions économiques et administratives ou comme élues

Par Gadiri Mohammed

Le Dr. Ramdani Fatima Zahra est née à Nédroma (Tlemcen). Elle a fait ses études primaires à l’école des « Frères Abeid Sidi Yahya » puis au collège d’enseignement moyen « Addou Rabah », et après au lycée « Omar Ben Abdul Aziz » à Nédroma , où elle a obtenu son baccalauréat dans la filière des sciences naturelles avec la mention «bien», et enfin à la Faculté des sciences juridiques, administratives et politiques de l’université Abou Bekr Belkaid, où elle s’est classée major de promotion, ce qui lui a permis de s’inscrire aux études supérieures et a eu son diplôme de magister en droit public « droit constitutionnel et régimes politiques comparés ». Elle a fait son stage de maître assistante à l’Université de Tlemcen.

Elle n’a jamais pensé que l’année 2007 sera le tournant décisif dans sa vie, après avoir été choisie, pour obtenir une subvention pour la formation à l’étranger plus précisément à l’université de Paris 10 où elle a poursuivi ses recherches. En 2012, elle a obtenu son diplôme de doctorat et a déposé son état d’avancement de son dossier scientifique pour l’habilitation, où elle est devenue maître de conférences dans la spécialité du droit constitutionnel et des systèmes politiques comparatifs.

La jeune Professeur après un voyage scientifique très riche entre les universités internationales et nationales, a occupé de nombreuses postes administratifs, parallèlement à sa fonction première de professeur, où elle travaillé en 2008 en tant que maître assistante, puis maître de conférences et professeur. Elle a aussi obtenu un diplôme de l’Académie internationale de droit constitutionnel.

La chercheuse Ramdani Fatima Zahra détient plusieurs travaux dans le domaine juridique et des sciences politiques et administratives, avec des articles publiés dans des revues algériennes et internationales, et a participé par des interventions à des manifestations, forums, colloques et séminaires scientifiques. Elle a publié deux ouvrages en droit constitutionnel «la réforme constitutionnelle entre les conditions imposées et la rédaction juridique espérée » en 2014 et « étude sur les nouvelles réformes constitutionnelles en Algérie » en 2016.

Pour sa carrière politique, elle est militante dans le parti du front de libération nationale depuis 2006, membre du comité central du parti depuis le dixième congrès en mai 2015, membre du comité d’information du bureau politique depuis octobre 2015. Elle dispose de plusieurs postes dans ce cadre, y compris sa participation dans les journées d ‘études organisées par le parti dans le cadre des réformes sur la modification de la constitution. Elle a participé à un programme à la radio régionale locale sur les réformes constitutionnelles de décembre 2014 à février 2016 .

En outre, elle a participé à l’initiative de “mur national” pour soutenir le président « Abdelaziz Bouteflika » au mois de mars 2016, à la conférence d’Alger, à l’occasion de la journée internationale de la femme organisée par le comité des femmes du Parti. Elle a contribué à l’atelier sur les femmes à l’occasion de la Journée internationale de la femme le 3 août 2016 au siège du conseil populaire de wilaya, ainsi qu’ à l’atelier de travail du Parti sur l’amendement constitutionnel à Oran en avril 2016 et de même à la conférence nationale pour les étudiants et les compétences académiques le 10 octobre 2016 à Zeralda.

Avec un parcours très riche de cette femme : professeur à l’université, membre du comité central, jeune avocate, qui a reçu le prix «Mandela» pour les femmes leaders dans le domaine des droits de l’homme, le Dr. Ramdani Fatima Zahra candidate du parti du Front de Libération Nationale (FLN) pour les législatives du 4 mai 2017, accordé un entretien au journal électronique toutsurtlemcen.info. Elle nous a livré ses visions et ses points de vue sur de nombreuses questions ayant trait à sa vie, à la société et à la femme.

Le Dr Ramdani Fatima Zahra a indiqué que tout être humain, ne peut pas concilier son travail et sa responsabilité familiale, s’il ne développe pas un système de vie, basé sur la programmation et la bonne organisation ; et c’est ce qu’elle essaye de faire en se concentrant sur ses affaires et travaux, et elle considère que la vision de la société envers elle, en particulier l’environnement universitaire est un une vision positive. C’est une vision du respect et d’encouragement, sa vie étant  est égale à son travail et ses recherches et que tout au long de son parcours professionnel, elle a toujours dans son esprit l’Etat algérien, grâce aux efforts de ce dernier et au soutien du président Abdelaziz Bouteflika qu’elle a pu réaliser ses rêves.

Et pour les obstacles rencontrés par une femme dans un poste professionnel , elle a indiqué, que toute personne rencontre ce genre d’écueuils, et la nature de ces derniers rencontrés par une femmes sont les même pour  l’homme, montrant que par la foi et la patience on peut surmonter et simplifier ces obstacles. Pour les conditions de vie des femmes, elle a ajouté que l’algérienne a beaucoup de chance que d’autres femmes des pays développés, en soulignant la légalité entre les femmes et hommes, et les différentes lois, après les réformes politiques, relancées par le Président Abdelaziz Bouteflika qui mettent en évidenc le droit de vote à travers la loi électorale n° 01-12 qui reconnaît le droit de candidature sans distinction entre les hommes et les femmes.

Les femmes algériennes se sont imposées d’elles -mêmes, pendant la guerre de lutte de libération nationale contre le colonialisme, à la défense de la patrie dans des moments difficiles, dans l’éducation des jeunes, dans les domaines de la médecine ou de la recherche scientifique a t elle indiqué ajoutant que le nombre de femmes instruites et cultivées continuent d’augmenter, prenant exemple sur l’université de Tlemcen où 60 % des étudiants sont des femmes (sur les 42000 étudiants), et le nombre de femmes employés a doublé de 1962 à 2014.

Dans le domaine politique, elle a dit que les femmes algériennes doivent être reconnaissantes envers le Président de la République, M.  Abdelaziz Bouteflika  avec cette présence quantitative dans le sphère politique, et avec l’adoption du système du quota conçu dans l’article 31 bis de la réforme constitutionnel de 2008 par la loi 12-03.

Le docteur Ramdani voit que la présence des femmes à l’Assemblée législative dans le cadre du quota qui lui est conféré par la Constitution est une étape importante, mais restentcependant  insuffisante, et il faut que les femmes politiciennes prouvent leur efficacité et leur compétence, et offrent des solutions de rechange, et travaillent à imposer leur présence au sein des partis auxquels elles appartiennent. Et aussi, le statut accordé par la Constitution pour les femmes dans la chambre législative en permettant un tiers des sièges, devrait avoir un impact positif pour résoudre les problèmes liés à la condition des femmes, en expliquant que la présence forte des femmes grâce au quota est importante, mais reste insuffisante , car il faut vérifier la qualité des femmes grâce à l’efficacité de l’exercice et la capacité politique, en disant que cela ne signifie pas du tout le niveau d’études , mais l’efficacité de la performance politique.

L’efficacité veut dire un niveau de conscience politique, la possibilité de comprendre les projets de lois, l’audace de proposer des amendements, la capacité de comprendre les choses, et la réalisation des projets.

Pour la réforme constitutionnelle de l’année 2016, qui a consacré le principe de parité entre les hommes et les femmes, le Dr. Ramdani a fait l’éloge des efforts de l’Etat pour l’implication des femmes dans le monde du travail, et nous a donné des chiffres impliqués dans son travail de recherche qui a été publié dans la revue du conseil constitutionnel dans son septième numéro, nous déclarant que seulement après une année de la constitutionnalisation du système de parité, on remarque une augmentation significative de la présence des femmes dans certains secteurs de l’industrie, y compris l’agriculture et de l’esprit d’entrepreneuriat, et ceci est positif.

Elle a ajouté que les femmes se sont imposées dans tous les secteurs d’activités économiques, administratives ajoutant qu’ il y a des institutions qui sont dirigées par des femmes, avec l’ambition d’occuper le premier rang dans les listes électorales. Elle nous a donné pour cela l’exemple de Blida grâce à l’ex ministre Mme Aadalia Rannia.

Le Professeur lance un appel aux femmes algériennes pour se caractériser, par un esprit de sacrifice et être au niveau de la confiance, car elles doivent concilier leurs responsabilités en tant que mères et en tant que salariées pour les femmes fonctionnaires.

Et sur les raisons qui poussent les femmes à se présenter aux élections, elle dira qu’il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser l’individu de participer aux élections, y compris des raisons subjectives, comme le désir du candidat et le sens de la nécessité et l’importance de l’exercice des droits politiques garantis par la constitution et la loi, ou à la suite de l’intérêt de cette femme qu’elle porte aux thèmes politiques, ainsi que le désir d’atteindre sa candidature à l’adhésion dans les conseils élus , ou pour développer une expérience réussie dans ce domaine, qui les poussent à confirmer ce succès.

Il y a aussi d’autres raisons sociales, et le plus important, c’est le rôle de la famille (père, mari, frères, parents etc.) pour encourager les candidates à parcourir cette expérience ; le désir et le choix du parti pour les femmes qui ont des critères des compétences, de popularité pour les représenter dans les listes et la possibilité de gagner aux élections. C’est un facteur qui contribue à la participation et la réussite des femmes pour gagner dans l’élection, adhésion et exécution des missions au nom d’un parti politique fort reconnu par les électeurs, ayant une base populaire de masse et le potentiel existe et efficacement au niveau de l’arène politique, le soutien du parti qui est l’un des facteurs les plus importants dans le succès des candidats en général.

En conclusion, le Dr. Ramdani Fatima Zahra de Nédroma, professeur à l’université de Tlemcen, remercie le journal électronique toutsurtlemcen.info de lui avoir ouvert ses pages, lui souhaite bonne continuation avec toute l’équipe de la rédaction qui fait de son mieux, pour une information diversifiée et crédible, sans oublier de féliciter les correspondants de presse et journalistes à l’occasion de la journée internationale de la liberté d’expression célébrée chaque année le 3 mai.

 

 

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