Les ingrédients de la malbouffe

Attirer l’attention des étudiants de l’université sur la consommation des sucres, sels et matières grasses, ainsi que la malbouffe et ses dangers. Voilà le leitmotiv de l’association de protection du consommateur de la wilaya de Tlemcen (APACT).

En effet, une journée de sensibi-lisation a été organisée dernièrement à la salle des conférences de la faculté des sciences, de la nature et de la vie, par l’APACT en collaboration avec la direction de commerce, l’association «Amane» de la wilaya d’Alger et la faculté des sciences naturelles et vie et des sciences de l’université de Tlemcen.

«Nous assistons à une prolifération anarchique de produits riches en ingrédients purifiés, en sucres, en matières grasses, en sel, en additifs ou arômes divers, des produits caloriques très appauvris en nutriments essentiels, etc. Lorsqu’un consommateur non éclairé entre dans une épicerie, il a peu de chance d’en ressortir indemne et se voit condamné à consommer ensuite une nourriture qui ne correspond pas à ses besoins physiologiques.

L’objectif de notre journée est d’inciter les étudiants qui sont nombreux d’ailleurs et les enseignants chercheurs à aller vers une alimentation durable et de réduire l’utilisation des sucres, sels et matières grasses. Nous devons tous s’engager vers une alimentation plus durable, c’est important ! Nous sommes tous d’accord pour reconnaître qu’une alimentation saine et variée joue un rôle fondamental dans le développement harmonieux de notre organisme. Par contre une mauvaise alimentation peut être source de problèmes de santé. Les principaux changements alimentaires observés dans notre pays sont liés à l’urbanisation croissante, la technologie et les ressources allouées à l’alimentation.

Avec l’urbanisation, on consomme moins d’aliments produits localement et de plus en plus d’aliments produits par d’autres. Nous consommons aujourd’hui beaucoup plus d’aliments industriels ultra-transformés riches en énergie que nous achetons des magasins et superettes.

Notre santé se détériore à tous les niveaux, surtout avec la prévalence du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des autres pathologies qui demeure très élevée dans notre société. Il y a aussi le phénomène de l’obésité qui est en hausse dans notre pays et l’augmentation des risques d’allergie, d’asthme et d’eczéma chez les enfants et les adolescents qui consomment de la nourriture de type fast-food.

Il est donc nécessaire de remettre sérieusement en question nos habitudes alimentaires et de changer nos modes de consommation alimentaire pour mieux satisfaire les besoins nutritionnels», indique le président de l’APACT, Dr Chikhi Kamel (maître de conférences à la faculté des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion de l’université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès), qui s’en remet à l’université pour l’amélioration du système alimentaire non seulement des étudiants et professeurs, mais aussi de toute la population.

Lors de cette journée de sensibilisation, de nombreuses questions liées à ce sujet ont été débattues par les trois communications présentées par des professeurs d’université. A noter que des affiches et flyers informatifs ont été distribués aux étudiants dans le hall de la faculté des sciences, de la nature et de la vie.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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