L’artiste-peintre Amaria Mekkioui exposera ses œuvres à Tlemcen, à l’occasion de la Journée de la femme

Amaria Mekkioui est maitre assistante en écologie à l’université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen. Mais elle cache peut-être, à ses étudiants, sa magnifique “double vie” puisqu’elle est aussi artiste-peintre, dans ses moments de Beauté.                                   

Née en 1962, elle ne s’est investie, que sur le tard, dans une aventure artistique et une quête spirituelle rares. C’est à Paris, en 2008, que Amaria Mekkioui a exposé ses œuvres, pour la première fois, à la galerie Artitudes. Mais ce n’est que trois ans plus tard que le public tlemcenien a découvert et apprécié son talent. Le 8 mars prochain, il aura, à nouveau, le plaisir de la retrouver, lors d’une exposition organisée à l’occasion de la Journée de la Femme, au Musée d’Art et d’Histoire de la ville.

L’impression immédiate que l’on ressent, lorsqu’on est confronté aux œuvres de Amaria Mekkioui, est la simplicité complexe qui nourrit et illumine leur composition. Si la peinture de cet artiste s’approprie des éléments de la nature (tels des fleurs ou des arbres) elle les “résume” néanmoins et les “ramasse” dans une espèce de croquis sans fioritures. La rigueur des lignes et des formes géométriques (qui forment toujours la trame de ses tableaux) est mise au service d’une poésie sobre et raffinée.   

Mais un langage invisible semble aussi parcourir l’œuvre de Amaria Mekkioui tel une charpente mathématique clandestine dont serait peut-être dotée également la nature, la vie, la Création ! On se demande si c’est pour cette raison mystérieuse que Amaria Mekkioui a inventé le concept de “géométrie sacrée” ? Passionnée par la géométrie d’Euclide, elle s’en inspire dans son travail de peintre, à la recherche de formes épurées, de motifs géométriques dotés chacun d’une valeur symbolique cachée. Il en résulte une construction artistique harmonieuse et apaisée, qui rejoint, dans sa philosophie, l’Art musulman qui refuse toute représentation figurative.        

En tout cas, l’outil conceptuel mathématique que revendique Madame Amaria Mekkioui, confère à son œuvre picturale, une sorte d’esthétique de la complexité qui serait réduite à sa plus simple et sa plus splendide expression. La plus belle des poésies porte toujours cette marque-là. 

Amine Bouali (Algérie 1)

 

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