L’économie de l’eau, un impératif

Photos: Ougouti Moulay Ahmed

Lors de la Journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars dernier au Grand bassin, le secrétaire général de la wilaya de Tlemcen, Amieur Mohamed, a mis l’accent sur l’importance vitale de l’eau et le rôle que doit jouer le citoyen pour économiser cette denrée qui se fait de plus en plus rare.

Devant les stands des équipements, où dépliants et affiches retracent les missions et activités de l’Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau, l’Agence nationale des barrages, le Contrôle technique de la construction hydraulique, l’Office national d’assainissement et Sogerhwit, M. Amieur a insisté sur l’utilisation rationnelle de l’eau qui devra faire l’objet des principales préoccupations des responsables du secteur, qui sont interpellés à réagir dans le sens de préserver les ressources en eau en mettant en place des techniques pour optimiser leur gestion de l’eau.

Il a dans ce cadre lancé un appel, via la presse, à tous les citoyens, entreprises et industries de la wilaya, pour jouer un grand rôle en matière d’économie d’eau.

«Le citoyen doit être conscient de ce progrès incontestable réalisé par l’Etat dans ce domaine. Il peut réduire substantiellement sa consommation d’eau en adoptant un comportement responsable et en s’acquittant de ses factures d’eau».

le secrétaire général de la wilaya souligne que «personne ne doit oublier les efforts consentis par l’Etat ainsi que les investissements massifs des pouvoirs publics visant à diversifier les ressources en eau».

Par ailleurs, le directeur des ressources en eau de Tlemcen, Meksi Abdelkader, a expliqué que l’Algérie est considérée comme l’un des rares pays ayant donné l’accès à l’eau potable à 90% de la population.

«Si l’Algérie a été désignée comme un pays exemple dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord en matière de mobilisation des ressources en eau, ce n’est que justice, car il ne faut pas oublier les mesures importantes prises par les pouvoirs publics pour sortir de la situation de pénurie d’eau qui touchait le pays dans les années 90. La question hydraulique a été placée en priorité sur l’agenda politique et de gros moyens ont été mis en œuvre pour mobiliser de nouvelles ressources en eau conventionnelles et non conventionnelles».

Meksi ajoutera que «la nouvelle politique de l’eau s’est structurée autour de deux axes stratégiques, à savoir le développement de l’infrastructure hydraulique, donc les barrages, les transferts, les stations de dessalement d’eau de mer, les stations d’épuration, et la réforme institutionnelle du secteur de l’eau qui vise à promouvoir une meilleure gestion de la ressource.

Des changements majeurs ont été opérés dans le secteur depuis plus d’une décennie malgré la pression urbaine et la déficience des services de l’eau au début des années 2000 dans les grandes villes de la wilaya. L’Etat tente de les analyser à la lumière des principes du développement durable.

Les inégalités en termes de ressources en eau entre les régions de la wilaya sont également un enjeu crucial auquel les autorités ont répondu de façon appropriée.

Aujourd’hui, quelque 285.000 mètres cubes d’eau potable alimentent quotidiennement la wilaya de Tlemcen. 230.000m3 proviennent des deux stations de dessalement de Souk Tleta et Honaine, 40.000m3 des forages de Zouia, 30.000m3 du barrage de Béni-Bahdel et 15.000m3 du barrage d’El Mefrouch».

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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