L’éditrice de Kamel Daoud est la nouvelle ministre de la Culture de la France

Pourquoi présenter au public algérien, ne serait-ce que sommairement, Françoise Nyssen, la nouvelle ministre française de la Culture ? Peut-être, parce qu’elle a la particularité d’être, à côté de sa stature intellectuelle et sa grande valeur humaine, l’éditrice du célèbre écrivain algérien Kamel Daoud, avec lequel elle a raté d’un pouce, il y’a 2 ans, le Prix Goncourt, pour son roman “Meursault, contre-enquête” qu’elle a publié                              en France.

Avant sa nomination dans ce premier gouvernement du Président Emmanuel Macron, Françoise Nyssen avait, dans une autre vie, dirigé les éditions “Actes Sud”, fondées par son père Hubert Nyssen en 1978, un éditeur exigeant, installé à Arles, au sud de la France.

Sous l’impulsion de la future ministre, les éditions “Actes Sud” avaient fait découvrir au public francophone des auteurs “atypiques” comme la russe Nina Berberova ou le grand écrivain égyptien Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988.

Pour preuve de son immense curiosité intellectuelle et son regard attentif et chaleureux tourné vers le monde, Françoise Nyssen a été derrière le rachat par “Actes Sud” des éditions “Sindbad” et leur riche catalogue sur l’Islam et la culture arabe. Elle avait également, il y’a trois ans, signé un accord de collaboration éditoriale avec l’éditeur algérois “Barzakh”.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Mme Françoise Nyssen, cette Belge de naissance, cette citoyenne de la planète des Lettres, à son poste actuel de ministre de la Culture de la France, ne se contentera pas de gérer le petit microcosme parisien des idées, mais y fera souffler le vent fébrile et décoiffant du grand large.

Amine Bouali (algerie1)

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *