Mokrane Bouzid expose ses œuvres à l’hôtel « Grand Bassin » jusqu’au 16 octobre 2018

L’hôtel « Grand Bassin » de Tlemcen géré par Mme et Mr. Lachachi, couple militant de la culture, a organisé jeudi 16 août une exposition de tableaux de peinture consacrée à l’artiste Mokrane Bouzid. Une trentaine de ses œuvres ont été mis sous les yeux du public venu découvrir le style original de cet artiste, véritable globe-trotter qui a presque fait le tour du monde, passant du Maghreb à l’Afrique, de l’Europe à l’Asie en passant par l’Orient.

Parmi les invités de marque présents au vernissage, figuraient Abdelatif Benachenhou, ancien ministre des finances et Mme Sabéha Benmansour, Présidente de la fondation Mohamed Dib qui se sont exprimés pour relater le parcours de cet artiste et vanter ses mérites de véritable novateur dans son domaine.

Mokrane Bouzid est né à Alger. Il s’intéresse au monde des arts et se met à peindre dès son enfance. En tant qu’autodidacte, il se lance dans une quête artistique qui le mène à faire le tour du monde. Il finit par poser ses valises dans la sublime oasis irouge de Timimoune et c’est le coup de foudre ! Il tombe amoureux de la région du Gourara au point de renoncer à sa ville natale et s’y installe définitivement. Il y ouvre un atelier dans lequel il laisse libre cours à son imagination.

Il s’intéresse et cherche à immortaliser tout ce qui compose la vie sociale, culturelle et cultuelle de la rgion. Il est impressionné par l’attachement aux traditions séculaires et parfois même millénaires des habitants, mais aussi par leur capacité à vivre ensemble et à leurs valeurs de partage. Il voit dans les fêtes spirituelles de la région, un moment privilégié ou l’on peut capter l’esprit des gens du Sud. De la terrasse de sa maison qu’il construit de ses mains, il a une vue imprenable sur la palmeraie et les dunes, où selon ses propres termes, il voyage tous les jours que Dieu fait grâce à son art.

« La richesse culturelle qui l’entoure, la quiétude des lieux, ce décor unique, cette lumière céleste, la chaleur de la terre, la fraicheur des oasis, les labyrinthes des Ksours, le rythme des Karkabous, du baroud et de l’Ahellil » : Telle est l’expression dont avait besoin l’artiste pour décourvrir son identité artistique.

Le temps s’enchaine et défile dans l’infinie du désert et le fond reste mystique : tel un expressionnisme des temps modernes, Morane reste isolé de tout courant ou école artistique, tout en puisant son art des profondeurs spirituelles exprimant la force intérieure qui forme l’œuvre et inspire le specteateur à une réaction émotionnelle propre à chacun !

La force de Mokrane Bouzid est de créer des œuvres vivantes ! Lorsque nous contemplons ses tableaux, nous sommes charmés par leurs poésies, nous entendons la musique, nous voyons la danse, nous entendons les vibrations du rythme d’un monde féérique.

Après plusieurs exhbitions sur le territoire national et suite à la dernière exposition lors de l’édition 2018 de la semaine africaine à l’Unesco du 22 au 25 mai 2018, organisée par la délégation permanente de la république du Mali auprès cette institution, l’artiste a connu un véritable succès auprès de la scène internationale et une reconnaissance de son travail depuis plus de vingt ans.

Cettre performance qui se déroule à l’Hôtel Grand Bassin jusqu’au 16 octobre 2018 vient mettre en évidence l’expression du mysticisme au Gourara du temps de Mokrane !

TST

 

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