La moue de Donald Trump

Ce qui saute aux yeux de celui qui suit à la télévision, les apparitions du président américain Donald Trump, c’est son regard presque absent qui durcit les contours de son visage et surtout la moue présidentielle qui maquille ses augustes lèvres.

Cet homme, dont la personnalité a été, au fil du temps, construite dans l’ivresse de ses réussites économiques, qui est habitué à ce que rien ne lui résiste, semble “toiser” (au sens propre comme au sens figuré) les chefs d’Etat étrangers qu’il a l’occasion de rencontrer.

Le 18 mars dernier, lorsqu’il a accueilli à la Maison Blanche, à Washington, la chancelière allemande Angela Merkel, il avait l’air d’un médecin qui recevait en consultation une patiente atteinte de folie. Il a d’ailleurs refusé de lui serrer la main.

Ce 20 mai 2017, pendant sa visite en Arabie saoudite, et en particulier lorsqu’il a dansé, un sabre à la main, avec son hôte, le roi Salmane ben Abdelaziz, son regard amusé ressemblait à celui d’un PDG d’une multinationale en train de manger un sandwich avec ses employés.

Jeudi 25 mai, au sommet de l’OTAN à Bruxelles, il a écarté sans aucun ménagement ni mot d’excuse, le premier ministre du Monténégro Dusco Markovic, pour se glisser devant lui et apparaitre au premier rang, comme une star d’Hollywood, sur la photo immortalisant la rencontre.

À la réunion du G7, ce vendredi 26 mai, à Taormina, en Italie, il n’a pas quitté sa moue légendaire, tel un marin déçu par le mauvais temps qu’il fait. Il a d’ailleurs qualifié la politique allemande de “mauvaise”.

Le Président Donald Trump vit en état de moue permanente, un comportement d’un homme mécontent qui se sent contrarié par la réalité et qui ne supporte ni la critique ni la misère ni le socialisme (ni les Musulmans?) qui polluent, selon lui, la planète.

La moue avec laquelle le Président Donald Trump semble gouverner les Etats-Unis et gérer les relations internationales, restera peut-être le symbole de son passage à la Maison Blanche, une moue qui est le contraire de l’empathie, l’agacement d’un enfant gâté de l’Amérique confronté au “manque de goût” du monde.

Amine Bouali ( algerie1)

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