Les parents d’élèves s’adaptent

Plus de 09 millions d’élèves reprennent aujourd’hui le chemin de l’école. Cette rentrée est surtout marquée par la mise en place d’un dispositif de prévention et de sensibilisation contre le risque du choléra dans les établissements scolaires, notamment le cycle primaire, la poursuite de la réforme du système éducatif et l’effort particulier porté sur la formation des enseignants.

A Tlemcen, la sonnette de la rentrée retentit aujourd’hui pour quelque 119.779 élèves dont 31.526 lycéens. Le coup d’envoi sera donné par le wali de Tlemcen, Benyaiche Ali, et le directeur de l’Education, Karim Amira, au niveau du nouveau CEM de Hennaya, le lycée de Koudia (Tlemcen) et le groupement scolaire de Boudjlida (Tlemcen). Mais, le rush pour l’achat des fournitures scolaires a commencé au centre-ville il y a quelques jours déjà au niveau des nombreuses librairies, qui ont bien décoré leurs étagères pour attirer l’attention des passants.

Cartable, stylos, gomme, crayon, trousse ou encore règle, la liste est longue pour les parents. Depuis le 1er septembre, certains magasins ont triplé de volume avec un pic de fréquentation après le retour des vacances passées pour la plupart des riverains au bord de la mer.

«Mis à part les cartables qui ont été retirés de manière précoce au mois d’août, les achats des fournitures scolaires ont démarré tard cette année à cause de la fête de l’Aïd El Adha qui a coïncidé avec la rentrée scolaire. Les clients étaient plus préoccupés par l’achat de leur mouton après le retour des vacances que par les fournitures scolaires. Avant cette période, entre la Coupe du monde de football et la canicule, les gens ne pensaient pas vraiment à la rentrée. Mais depuis pratiquement une semaine, notre magasin ne désemplit pas et les clients sont déjà au rendez-vous pour faire leurs achats. Ils y viennent tous les jours et ça va continuer même après la rentrée des classes », explique un gérant d’une grande librairie qui a pignon sur la rue «Colonel Lotfi».

Effectivement, à la veille de cette rentrée, de nombreux jeunes et de chefs de famille sont accompagnés de leurs parents, mais on voit aussi des tout-petits qui vont faire leur première entrée à l’école et leurs parents choisir des articles à l’intérieur des magasins.

«Les listes en possession des parents qui se ruent sur les magasins pour satisfaire les besoins de leur progéniture en matière d’articles scolaires peuvent parfois être longues, entre les stylos, compas, calculatrices, cahiers de différents formats et autres classeurs. Pour payer moins cher les fournitures pour mes quatre enfants âgés de 8 à 16 ans, je préfère les acheter en lot, en choisissant, par exemple, un lot de deux ou trois paquets de copies à carreaux, qui seront utilisées tout au long de l’année ou qui peuvent servir pour mes quatre enfants. Acheter en lot serait plus intéressant, mais il ne faut choisir que les fournitures de qualité.

De même pour les livres, souvent on les débrouille auprès d’autres familles, sinon je ne peux pas m’en sortir. Trop de livres et fournitures sont jetés alors qu’ils pourraient encore servir d’une année sur l’autre. Il y a aussi les frais des vêtements», estime un retraité de l’éducation.

Un peu plus loin du côté du musée du centre-ville, un père de famille, 50 ans, est venu pour acheter lui aussi quelques fournitures pour ses deux plus jeunes enfants, mais sans les emmener.

«Vous voulez mon avis, eh bien pour moi, la rentrée est légèrement moins chère en collège et lycée qu’en primaire pour un élève faisant sa rentrée pour la première fois à l’école. Demandez à n’importe qui, il vous dira que l’habillement des petits est trop cher, surtout les vêtements de marque, ça coûte vraiment cher ». Les produits les plus chers sont en effet souvent ceux qui font le plus rêver les enfants, qui refusent les produits sans marques.

En tête de file, les produits à l’effigie de personnages de dessin animé et de sports. Reste que beaucoup de parents ont tendance à acheter moins et moins cher. Soit parce que les mentalités évoluent vers le recyclage, soit parce que les caisses sont tout simplement vides. Pour alléger un peu la facture, ils recourent à des solutions alternatives comme des magasins de braderie de la ville qui vendent des vêtements d’occasion.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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