Pêche : le modèle sud-coréen mis en relief

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L’école de technique de pêche et d’aquaculture a abrité ce jeudi une rencontre ayant pour thème  la pêche et l’aquaculture  en Corée du sud en comparaison avec le modèle algérien. L’initiateur de cette rencontre, M Aggab Choaib président de la chambre nationale de pêche et d’aquaculture et enseignant à l’université de Tlemcen a voulu faire profiter des  étudiants en master 1 « science de la mer » et la corporation de la pêche  de son  séjour en Corée du sud dans le cadre d’une coopération  dans le domaine de la pêche.

A travers un exposé bien détaillé illustré par des vidéos, M Aggab a présenté la pêche dans sa globalité en Corée du sud, de la construction des bateaux de pêches tous types confondus, aux engins de pêche en passant par les différentes techniques de pêche jusqu’à la commercialisation du produit de la mer. L’auteur a aussi mis l’accent sur le mode d’organisation du secteur et des pêcheurs ainsi que la relation entre les autorités publiques chargées du secteur et les professionnel  dont l’objectif commun est de développer le secteur.

Cette organisation  permet une production de 20  millions de tonnes de poissons  par an. Un  chiffre qui selon M Aggab est largement en deçà de la réalité. La production réelle, selon lui, avoisine les 100 millions de tonnes/ans. Cette importante production  est à l’origine de l’augmentation de la production de la consommation du poisson  par habitant pour atteindre 55kg/an.

Par ailleurs, la production halieutique en Algérie est d’environ 150 000 tonnes par an alors que le ratio annuel de consommation individuelle de poisson est de 4.5 kg selon des chiffres officiels. Le débat qui s’ensuivit fut fort animé et l’assistance ne s’est pas privée  de dénoncer encore une fois la situation déplorable de nos ports et pêcheries. Tous les présents s’accordent à dire  qu’il est fort prétentieux d’établir une  comparaison entre les deux pays dans le domaine de la pêche.

«  C’est très prétentieux de parler de comparaison, entre la pêche et l’aquaculture en Corée du sud avec le modèle algérien. Je dis ça  surtout pour taquiner ceux qui  sont concernés par la gestion du métier.

D’ailleurs, Il suffit de regarder l’état déplorable  de nos pêcheries  pour se rendre compte que le secteur est en proie à une anarchie totale. Les Coréens ont des objectifs précis, une stratégie, la discipline et  surtout la rigueur. Même si on peut acheter les objectifs, amener des assistants techniques pour nous développer une stratégie, quand il s’agit de notre valeur ajoutée, notre rapport intrinsèque c’est toujours déplorable. Quand je fais un tour à la pêcherie, je ne pense qu’à me sauver tellement c’est répugnant, sal et désordonné » s’insurge un assistant

Et d’ajouter, « A travers  les vidéos que  nous avons vues, vous avez tous remarqué   le soin que mettent les pêcheurs coréens pour garder le poisson vivant jusqu’à la dernière minute alors que nous  ne pensons  qu’a l’écraser et à le mettre dans un état épouvantable. Le seul mérité qu’on a c’est d’exploiter la pénurie pour en tirer profit !

Cette rencontre   destinée particulièrement aux étudiants en master 1 « sciences de la mer » de l’université de Tlemcen. Tout en établissant une  comparaison avec le modèle algérien.  L’initiateur de cette rencontre, M Aggab Choaib président de la chambre nationale de pêche et enseignant à l’université de Tlemcen  a Cette rencontre destinée particulièrement aux étudiants en master 1« sciences de la mer » de l’université de Tlemcen.

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