Plage de Marsat Ben M’hidi : Sécurité et Farniente

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Photos Moulay Ougouti

La coquête station balnéaire de Marsat Ben M’hidi (que beaucoup continue d’appeler Port Say, son ancien nom), important débouché maritime de la wilaya de Tlemcen, accueille en cette période d’été des milliers d’estivants venus des quatre coins d’Algérie. Un véritable rush. Pourquoi cet attrait exceptionnel vers cette plage ? Peut-être par le fait que son sable fin s’étend sur plusieurs km à perte de vue et qu’elle est située à l’extrême ouest du pays, face à la plage marocaine de Saïdia, séparée seulement par l’oued Kiss, suscitant ainsi la curiosité de tout un chacun de franchir la frontière par un simple regard.

Il y a aussi la possibilité aujourd’hui de rejoindre Marsa Ben M’hidi plus rapidement grâce à la mise en exploitation d’une partie de la voie rapide à partir de l’autoroute Est-Ouest au niveau de la sortie de Maghnia, assurant ainsi une meilleure fluidité de la circulation routière. Le wali Saci Ahmed s’est rendu plusieurs fois sur le site pour superviser les travaux et insister auprès des opérateurs chargés du projet de livrer cette infrastructure dans les meilleurs délais possibles. Il s’est avéré que des obstacles importants, comme le contournement des localités et la présence de roches, ont quelque peu freiné les travaux en question.

A Marsa Ben M’hidi, grâce aux œuvres sociales de plusieurs institutions étatiques, comme la CNAS, des familles venues de l’Algérie profonde, sont confortablement hébergées, profitant des joies de la mer et d’un programme d’animation culturelle concocté par les associations locales. Sur toute l’étendue de la plage dont l’accès est gratuit (les automobilistes payent 100 DA pour le parking), seule une petite surface est occupée par les tables et parasols des plagistes privés.

Les hôtels affichant complets, les particuliers sont venus à la rescousse proposant la location des maisons mais à des prix dépassant tout entendement. Alors beaucoup d’estivants préfèrent soit dormir à la belle étoile, soit planter une tente aux abords de la plage pour un sommeil réparateur.

Sur le plan sécuritaire, la sûreté de Daïra et la compagnie de gendarmerie ont mobilisé tout le personnel d’intervention pour la surveillance des plages et la protection des estivants, ponctuées par des rondes permanentes et la mise en place de postes fixes au niveau des plages et des alentours de la localité. Aux entrées de Marsa Ben M’hidi (comme le montre la photo), les véhicules sont fouillés par les policiers en faction jour et nuit, et la prudence est de mise. Le commissaire principal nous dira que toutes les dispositions ont été prises cette année, comme du reste les saisons précédentes a-t-il tenu à préciser, pour garantir la sécurité totale de la population locale et des visiteurs.

Dans ce décor féérique, se détachent cependant deux points négatifs : d’une part les prix prohibitifs de plusieurs produits comme l’eau minérale, les boissons gazeuses, le pain, les fruits et légumes (passant du simple au double) et d’autre part des ordures solides et liquides, jetées çà et là, et non ramassées, dégageant de mauvaises odeurs sous le soleil de plomb. La direction du commerce a dépêché sur place des inspecteurs de la qualité mais leur nombre étant insuffisant, beaucoup de commerçant échappent au contrôle qui devrait être généralisé à toute la corporation.

TST

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