Le pois chiche veut ratisser large

Inciter les fellahs et les agriculteurs à adopter une technologie améliorée pour la culture du pois chiche, augmenter la production au niveau de la région, étendre les superficies cultivées en pois chiche, tels sont les objectifs de la journée technique et de vulgarisation sur la culture de plusieurs variétés de pois chiche, organisée dernièrement au niveau d’une exploitation agricole de Mérazga, près de Zenata, par les services agricoles (DSA) de la daïra de Hennaya.

Des démonstrations ont été faites sur le terrain aux agriculteurs présents par les délégués agricoles de la daïra de Hennaya, MM. Ghalai Noureddine et Bennacer Abdelkader, sur les méthodes de réglage de semoirs en ligne, le labour, la préparation du lit de semences et la technique des semis pour les légumineuses, et le réglage des pulvérisateurs sur le terrain avant le traitement chimique des mauvaises herbes.

« Cette initiative a été bénéfique pour tous, car il ne faut pas oublier que beaucoup de fellahs méconnaissent les règles de base pour les opérations de labour et la préparation du sol lors de la mise en place de cette culture. C’est une opération mécanisée qui s’effectue avec les outils pour remuer le sol à une profondeur entre 14 et 25 cm. L’utilisation des différents outils de labour est souvent liée aux conditions climatiques de la zone.

En zone semi-aride et en conditions sèches et même en présence de charges caillouteuses, le chisel est l’outil le plus recommandé. En zone favorable avec des sols profonds, la charrue à socs est l’outil le plus conseillé.

En outre, des explications ont été fournies aux fellahs sur l’opération du semis, qui consiste à disposer les graines à semer à une profondeur adéquate dans le lit de semences. Nous leur avons recommandé d’effectuer cette opération d’une manière mécanisée, au moyen de semoir équipé de tubes de descentes des graines pour assurer un semis en lignes garantissant une levée homogène des plantes, et d’introduire le semis de précision pour les légumineuses, pour réduire les pertes à la levée et d’améliorer le peuplement plant.

Assurer un plombage après le semis avec un outil adéquat, selon le type de sol, améliore l’adhérence de la graine du sol et optimise la levée», a expliqué le délégué agricole de la daïra de Hennaya. Pour sa part, Ould Aïssa Noureddine, exploitant agricole à Hennaya, a souligné lors de cette journée que «le pois chiche doit être soigneusement cultivé.

Sa culture s’effectue en 3 étapes que nous avons détaillées pour maximiser les chances de réussite. Quel sol choisir ? Comment mettre le pois chiche en butte ? Comment le récolter ? Toutes ces questions ont été largement expliquées lors de cette journée. Nous avons aussi présenté quelque onze variétés de pois chiche, qui sont faciles à faire pousser et qui s’adaptent à une grande variété de sol et de climat.

Leurs cultures ressemblent à celle des petits pois, légumes de la même famille. Ils ont l’avantage d’être plus résistants aux maladies et de mieux supporter le manque d’eau. Ils sont également résistants au froid, aiment la chaleur et supportent des températures négatives.

Ces conditions climatiques sont réunies dans la région de Zenata, Ouled Riah et Hennaya, qui, il faut le rappeler, constituent le terroir pour cette fabacée cousine lointaine du petit pois et de la fève», a-t-il déclaré.

Il y a lieu de souligner que de nombreuses localités de la wilaya de Tlemcen, qui offrent de grandes possibilités de sols, topographies et de conditions climatiques favorables, s’y prêtent pour faire de cette culture du pois chiche une grande culture. Selon le chef du service de l’aménagement rural et de la promotion des investissements de la direction de l’agriculture, M. Chalali Omar, près de 51.300 quintaux de pois chiche (un rendement de 12 quintaux à l’hectare) ont été récoltés durant la saison agricole 2016-2017. Les superficies emblavées durant cette période sont estimées à 4.275 hectares. Pour les lentilles, près de 50 quintaux (un rendement de 5 quintaux à l’hectare l’hectare) ont été récoltés durant la même période agricole où près de 10 hectares ont été emblavés.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *