Cancer: Le Professeur Messaoud Zitouni insiste sur le dépistage et la prévention

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Le professeur Messaoud Zitouni a insisté samedi à Tlemcen, sur la prévention du cancer, qui  résulte d’interactions entre le gêne et l’environnement, afin de réduire l’impact de ce fléau du siècle, qui est en nette expansion dans notre pays.

Lors de sa communication intitulée « Plan national anti-cancer 2015-2019, projet, défi ou réalité ? », à l’occasion des 8èmes entretiens du CHU de Tlemcen à l’auditorium de la faculté de la médecine de l’Université de Tlemcen, M. Zitouni Messaoud, éminent chirurgien et ex-ministre de la santé, a indiqué que : « La première cause du cancer est l’origine génétique et le virus. Mais, d’autres déterminants du cancer existent comme certains facteurs de risques liés à l’âge, la démographie épidémiologique, et le contexte socio-économique du malade. Le cancer connait cette influence de l’environnement sur le gêne de l’être humain. Il s’agit donc d’une interaction génétique/environnement appelée EPIGENETIQUE. Il faut donc prioriser la prévention, et placer le dépistage précoce de la maladie en tête des priorités, pour traiter et guérir la maladie. Il faut également entreprendre des actions qui doivent être toujours évaluées et corrigées selon les besoins. Il faut en outre renforcer la coordination entres les structures sanitaires, débureaucratiser l’application de certaines décisions, et normaliser et améliorer la mise en œuvre du plan national anti-cancer ».

Devant un parterre composé du wali de Tlemcen, Saci Ahmed Abdelhafid, des spécialistes des CHU, et de professeurs de l’Université de Tlemcen, le professeur s’est longuement attardé sur le contenu du plan national anti-cancer 2015-2019, ordonné par le Président de la République et approuvé en conseil du ministre le 24 mai 2015.

« Devant l’échec des différents programmes, actions et mesures prises auparavant, le Président de la République a mis en palace toute une nouvelle vision stratégique centrée principalement sur le malade, et pour lutter efficacement contre ce fléau dévastateur, qui ne cesse de prendre une grande ampleur. Ce plan s’articule autour de 8 axes stratégiques et prioritaires dont le dépistage, la prévention, le diagnostic, l’accompagnement, l’orientation et le suivi du malade, et le traitement de la maladie du cancer, ainsi que la formation, l’information et l’aspect financier ».

Le conférencier a par ailleurs, souligné que : « La mise en œuvre de ce plan est supervisée par un comité de pilotage et de suivi, composé de plusieurs représentants des départements ministériels concernés, de deux commissions et de quelque 30 groupes dont 20 groupes ont été déjà validés et qui doivent suivre des échéanciers de réglementation, de préparation et de comités d’expertises. Le démarrage de ce plan se fera en 2017. Il faudrait donc une mobilisation accrue de tous les experts et professionnels de la santé, afin de mettre en place des structures riches et prometteuses ».

Le professeur Zitouni a également confié, que le secteur de la santé en Algérie est trop fermé. Mais, l’ouverture universitaire dans le cadre de l’inter-sectorialité, constitue un atout et un aspect positif non négligeables et dont il faudrait tenir compte.

A noter, que lors de sa allocution d’ouverture de cette rencontre scientifique visant l’amélioration de la prise en charge des malades cancéreux, le wali de Tlemcen, a mis l’accent sur les efforts déployés par l’Etat pour l’amélioration de la santé du citoyen, la politique de la santé et de la solidarité prônée par les pouvoirs publics depuis l’indépendance, ainsi que les énormes structures sanitaires réalisées et l’accessibilité à la santé de manière équitable à tous les citoyens algériens.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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