Les réserves de l’Académie de la société civile

Le secrétaire général de l’académie de la société civile algérienne (ASCA, créée le 30 juillet 2002), Ahmed Chenna, a qualifié samedi à Tlemcen le rapport d’Amnesty International sur les droits de l’homme en Algérie d’«infondé» et d’«injuste».

S’exprimant à l’ouverture d’une rencontre nationale sur les institutions civiles non gouvernementales à l’hôtel «Renaissance», M. Ahmed Chenna a souligné que «ce mouvement mondial censé militer pour mettre fin aux atteintes aux droits humains fait la sourde oreille sur les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés, et ferme également l’œil sur la grave détérioration de la situation des minorités ethniques et religieuses des Rohingyas au Myanmar, qui subissent un traitement épouvantable ! Pourquoi Amnesty International ne s’est-il pas penché sur la situation des dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants de ce peuple qui ont été tués, et aux femmes et filles violées ? Pourquoi n’a-t-il pas réagi aux violences, détentions arbitraires, tortures et déplacements que subissent les Irakiens, les Syriens et les Libyens à cause de l’ingérence étrangère flagrante dans leurs affaires internes ? La situation des droits de l’homme n’est-elle pas alarmante dans ces pays instables et dans d’autres pays où les peuples sont toujours pris au piège d’un système d’apartheid déshumanisant (…) ? Mais qui est derrière la déstabilisation de tous ces pays ?», s’est-il interrogé.

Et d’ajouter : «Amnesty International se trompe encore une fois de lieu et d’époque en pré-fabriquant de toutes pièces un document erroné, tendancieux et plein de contrevérités et d’allégations infondées sur la situation des droits de l’homme dans notre pays, qui s’est activement engagé pour le respect de ces droits à travers la constitutionnalisation des droits de l’homme en 2016 et la création des organismes versés dans ce domaine, à l’instar du Conseil national des droits de l’homme et du poste de délégué national de protection de l’enfance», a-t-il affirmé.

Le SG de l’Académie de la société civile algérienne a, par ailleurs, rappelé devant une assistance composée de représentants de la société civile et du mouvement associatif, d’associations de quartiers et de ligues sportives, et du secrétaire général de la wilaya, Amieur Mohamed, que son académie milite pour l’instauration d’une société civile forte et unie pour contribuer au développement socio-économique du pays et à faire face à ce type d’allégations.

A noter que M. Chenna a procédé à l’installation du nouveau secrétaire du bureau de wilaya de l’Asca de la wilaya de Tlemcen, en l’occurrence M. Mohamed Rafik Addou, et ce, en remplacement de l’ex-sénateur Chaâban Sari Nasreddine avant de céder la parole au professeur Benali Bensahla de la faculté de droit et des sciences politiques de l’université de Tlemcen pour animer une conférence ayant pour thème «La promotion des droits de l’homme à la lumière de la contribution des ONG, entre l’assistance et l’ingérence dans la souveraineté des Etats».

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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