Rugby-Création d’une ligue à Tlemcen: Un programme ambitieux pour promouvoir la discipline

Créer une ligue de rugby pour promouvoir cette discipline dans la wilaya de Tlemcen avant la fin de l’année en cours, c’est le défi que s’est lancé Mohamed Aissaoui, cadre technique de la Jeunesse et des Sports et DTN adjoint de rugby, qui croit dur comme fer au lancement de ce sport encore méconnu pour de nombreux Algériens, qui préfèrent encore, il faut le dire, le ballon rond au ballon ovale.

«Je sais que pour moi et mes éducateurs, cette tâche est particulièrement rude. Je dirais même que pour nous, c’est un véritable parcours du combattant, car nous avons besoin de terrains, de créneaux d’entraînement et de budgets suffisants, mais nous allons tout faire pour progresser et aller dans le bon sens, parce qu’il y a beaucoup d’amateurs et de jeunes qui aiment cette pratique sportive qui commence à s’incruster chez nous. Nous voulons surtout combler le déficit des rugbymen en Algérie et rivaliser avec d’autres pays.  Un jeune joueur de rugby doit d’abord passer tout jeune par une formation dans une école. C’est d’ailleurs l’objet de notre présence aujourd’hui à Tlemcen».

Mohamed Aissaoui précise à notre journal que la fédération algérienne de rugby (dont Sahraoui Mohamed est le DTN), qui vient d’être agréée tout récemment par le ministère de l’Intérieur, a engagé un programme ambitieux, en vue d’inculquer cette philosophie dès le plus jeune âge, en créant des ligues à travers les wilayas du pays pour le lancement d’un championnat, et en lançant des écoles de formation pour les jeunes catégories et, plus tard, rechercher et sélectionner les joueurs qui ont les aptitudes requises et qui se distinguent par la force mentale, la puissance, la détente, la vision du jeu et la vitesse.

C’est d’ailleurs, dans ce cadre, qu’une quarantaine d’enfants ont découvert pour la première fois, jeudi dernier, au C.S.P «Chelda Boulenouar» de Chétouane (Tlemcen), les plaisirs de ce sport lors d’une belle opération Get Into Rugby avec en prime le lancement d’une école de formation de jeunes rugbymen, et ce en présence du représentant de la direction de la Jeunesse et des Sports de Tlemcen et de nombreux passionnés de ce sport.

Selon Aissaoui, «cette école va être agréée et suivie par la fédération algérienne de rugby à l’instar de la ville d’Annaba, où nous venons de lancer la première école et procédé à la formation de 33 éducateurs.

Ce sont principalement d’anciens enseignants de sport qui se sont reconvertis en entraineurs de rugby. Cette formation comprend plusieurs étapes dont une formation de connaissance et de découverte de ce sport dans les catégories benjamins et minimes, et une formation sur la création des clubs. On vient d’installer le premier championnat national dans ces catégories. Le championnat national a été divisé en trois phases de wilaya. On a commencé en février, mars et avril.

Le mois de mai, nous aurons le championnat qualificatif. Tout cela pour éviter que les gens dépensent trop d’argent dans les déplacements. Au mois de mai, il y aura le championnat des catégories benjamins, minimes, cadets, juniors et seniors. L’année prochaine, nous entamerons un championnat deux fois par mois. Et après, c’est-à-dire, la troisième année, on organisera des matches toutes les semaines comme d’ailleurs les sports collectifs. Le train est normalement sur rails». Mohamed Aissaoui compare l’histoire du rugby en Algérie à la fameuse équipe nationale FLN de football.

«Bizarrement, le hasard du calendrier de l’histoire du football algérien a voulu que la première équipe nationale de football du FLN soit créée sous les ordres du FLN pendant la glorieuse révolution algérienne. Et puis, le premier match officiel a été joué contre la Tunisie, et c’est ce qui s’est passé 50 ans après avec le rugby. Donc, la première équipe nationale a été créée par des gens qui jouent dans le championnat français, donc des professionnels et amateurs. Le premier match s’est joué justement contre la Tunisie, donc c’est à partir de là que l’idée est venue avec ces jeunes immigrés, franco-algériens, pour réintroduire le rugby qui existait déjà au niveau national, en s’appuyant justement sur les compétences locales. Chaque rugbyman a tenté d’introduire le rugby dans sa wilaya d’origine ou de ses parents. C’est comme ça que le rugby a démarré à Alger, M’sila et Oran », a indiqué notre interlocuteur.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *