Les souscripteurs de l’AADL en colère

Ils sont plus de 8000 souscripteurs des 53 communes de la wilaya à avoir cru au projet annoncé en grande pompe, en 2001, par l’Agence de développement et de l’amélioration du logement (ADDL).

Dix-sept ans plus tard, ces citoyens, longtemps bercés par les promesses des responsables, attendent toujours de réaliser leur rêve: se mettre sous le toit décent d’un logement dont ils sont théoriquement propriétaires. «Parmi les souscripteurs, il y a ceux qui ont payé une tranche, d’autres deux.

Le nombre de logements dont on a connaissance ne dépasse pas 3500 et nous sommes plus de 8000. La majorité des projets sont à l’arrêt, il y a ceux qui n’ont pas encore démarré», explique M. Aouali, de la cellule représentant les souscripteurs, sous la coupe de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme. Que ce soit à Ghazaouet, Ouled Mimoun, Hennaya, Remchi, Sebdou, Nedroma, Maghnia ou encore à Tlemcen, les projets tels qu’ils sont, à l’arrêt ou ayant subi un démarrage lent, ne suscitent vraiment pas l’optimisme. Et ce qui complique davantage la situation, c’est que la direction de l’ADDL a mis en ligne un site où le souscripteur doit faire le choix de son habitation mais qui s’ouvre au gré des humeurs. «Vous imaginez, à titre d’exemple, jeudi dernier, le site a été accessible mais seulement sur le quartier de Boudjemil dans la périphérie de Tlemcen.

C’est incompréhensible, a-t-on idée de proposer un quartier de 800 logements à des souscripteurs des 53 communes de la wilaya ? Comment peut-on obliger un habitant d’Ouled Mimoun, par exemple, à habiter à 30 km de chez lui ? Ce n’est pas un choix qu’on nous offre», explique M. Aouali. Les souscripteurs en colère, accompagnés de leurs épouses et enfants, ont observé un sit-in face au siège de la wilaya de Tlemcen pour revendiquer leurs droits. «Le vase a débordé, nous ne pouvons plus attendre. Actuellement, nous résidons dans des maisons de location à des prix mirifiques, et ce qui n’arrange rien, nous n’avons aucune information susceptible de nous accrocher à cet espoir de pouvoir un jour rejoindre nos toits pour lesquels nous avons payé depuis des années. Donnez-nous nos droits!» clame le représentant des souscripteurs.

Chahredine Berriah (El Watan).

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