Le syndicat des pharmaciens veut une hausse des marges bénéficiaires

  

Le syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO) a appelé jeudi à Tlemcen, en marge du troisième symposium régional (Oran, Sidi Bel Abbes, Ain Témouchent et Tlemcen), à la hausse des marges bénéficiaires des pharmaciens d’officine et la révision du décret n° 44 du 1er février 1998, qui reste toujours en vigueur.

«Il est aberrant que cet ancien texte réglementaire de 1998 continue à réguler les marges bénéficiaires des pharmaciens d’officine en 2018. Il est judicieux de revoir ce décret qui est en inadéquation totale avec la réalité et les charges subies par les professionnels. Nous sommes vraiment lésés par cette situation pénalisante et extrêmement difficile du fait de l’augmentation des charges professionnelles et administratives et de la diminution drastique de nos revenus, et les pharmaciens ont déjà du mal à joindre les deux bouts. Nous lançons un appel aux hautes instances du pays pour l’élaboration d’un nouveau texte de rémunération des pharmaciens qui s’inscrit en adéquation avec la politique pharmaceutique nationale actuelle», a déclaré M. Sfisef Abdelhak, membre du bureau national du SNAPO.

De son côté, M. Taouli Sid Ahmed (membre du conseil national du SNAPO) a soulevé la question de la loi 04-18 du 26 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression, et le trafic illicite de stupéfiants et de psychotropes qui responsabilise sévèrement les professionnels.

«Nous lançons un appel aux pouvoirs publics pour la révision de cette loi répressive qui ne concerne que les pharmaciens d’officine. Aujourd’hui, beaucoup de nos collègues sont poursuivis devant les juridictions judiciaires pour des délits alors que de nombreux producteurs, grossistes, et médecins en sont épargnés ! », a-t-il indiqué.

Pour M. Taouli, des changements doivent être apportés à la profession des officines.

«Les pharmaciens d’officine attendent avec impatience la révision de la loi sanitaire qui ne cadre plus avec le secteur pharmaceutique algérien actuel. Il faut revoir fondamentalement la réglementation et les dispositifs encadrant ce secteur pharmaceutique et élaborer un statut pour le pharmacien assistant, afin de lutter contre le chômage, intégrer les jeunes diplômés dans les pharmacies d’officine et prendre convenablement en charge nos concitoyens dans les meilleures conditions. Grâce à ses aptitudes et ses connaissances, le pharmacien assistant pourra communiquer avec des clients, assurer un approvisionnement adéquat des pharmacies, appliquer des techniques organisationnelles, participer à l’éducation sanitaire, assurer des conditions de stockage adéquates des médicaments, garantir l’assurance qualité des produits pharmaceutiques et réaliser un inventaire pharmaceutique. Le moment est venu afin que le secteur du médicament soit bien encadré avec des procédures adéquates et des normes universelles et ce, à l’instar des pays développés », a-t-il indiqué.

A noter que lors du symposium organisé sous le thème « Le monde des firmes laitières, qualité et sécurité alimentaire» par la filière FASSKA (importateur exclusif de Biomil) en présence du directeur de l’Agence CNAS de Tlemcen, Dr Acimi Sidi Mohamed, du directeur de la CASNOS, M. Sabra Djawed, et du président du SNAPO de Tlemcen, Boucli Hassen Bassim, les participants se sont informés sur les différentes formules infantiles BIOMIL et l’utilisation optimale du lait pour enfants afin d’assurer la qualité et la sécurité de la commercialisation et l’utilisation de ce produit.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *