TGV Tlélat-Tlemcen : menace sur les vestiges historiques de Tlemcen

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Le projet du train à grande vitesse (TGV) Tlélat-Tlemcen (220 km/h) suscite, auprès des habitants des maisons bordant le tracé de la ligne ferroviaire, de l’inquiétude et des interrogations. Ces derniers, dans une pétition adressée au président de la République, au Premier ministre et au ministre des Transports, demandent de revoir le cheminement de la voie ferrée de telle sorte à contourner la ville de Tlemcen.

Ils mettent en avant la menace que fait peser le poids des locomotives sur les sites archéologiques datant du XIVe siècle, si elles venaient à traverser l’ancienne cité des Zianides. Les vestiges de Bab El-Kermadine appelée aussi porte des Tuiliers, la mosquée de Sidi El-Haloui (1354), le minaret et les remparts de Mansourah, les vieilles mosquées et maisons d’époque seront ainsi menacés de destruction ou au mieux d’altération.

“Notre démarche vise à préserver ce patrimoine historique et culturel déjà en péril. La future ligne pourrait suivre le tracé de l’autoroute Est-Ouest vers Maghnia, évitant ainsi de traverser tout le centre-ville de Tlemcen”. Ce sont là quelques propos des citoyens qui craignent les fissures des vieilles maisons qui bordent la ligne de chemin de fer en plus du sifflement strident des trains à l’aube et plusieurs fois par jour, préjudiciables aux malades et personnes âgées.

Si le tracé initial est maintenu, les pouvoirs publics devront à coups de milliards réaffecter tous les réseaux et canaux, à savoir l’eau, l’électricité, le gaz, le téléphone, les égouts et les ouvrages d’art. À noter que le train actuel et le futur TGV causent de sérieux problèmes d’environnement par la quantité de carbone qu’ils dégagent au centre-ville.

Liberté

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