Tlemcen : Les variantes des projets de ligne ferroviaire présentées par l’ANISREF

photo train

Par Khaled Boumediene

Les projets des nouvelles lignes ferroviaires Ouled Mimoun-Sebdou et Béni-Saf-Ghazaouet sont entrés dans une phase active de concertation. L’objectif de cette concertation initiée par l’agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), et les autorités de la wilaya de Tlemcen, est d’informer les services administratifs et techniques concernés (Daïra, APC, urbanisme, habitat, travaux publics, transports, hydraulique, agriculture, environnement, forêts, domaines, cadastre, mines et industrie, SDO Sonelgaz, ADE…), et de recueillir leur avis sur les variantes de tracés, et positions des gares des localités desservies.

Dans ce cadre, une réunion a été présidée jeudi dernier par le secrétaire général de la wilaya de Tlemcen, Amieur Mohamed, au siège du cabinet du wali, afin de dresser une synthèse des avis et des observations sur les variantes et scénarios de ces deux projets ferroviaires présentés par Laggoun Othmane, directeur des études techniques générales de l’ANESRIF. Une fois  approfondies, ces variantes seront soumises aux études d’impact sur l’environnement afin de répondre aux besoins  économiques et sociaux, et la préoccupation de la politique de protection de l’environnement (maintien de la diversité biologique, préservation des grands équilibres) qui conditionnent l’utilisation, la préservation et la transmission de ce patrimoine collectif.

A l’issue de la concertation, l’ANISREF établira un bilan permettant de retenir la meilleure variante de chacun des deux projets. En ce qui concerne la première variante (la plus rentable selon l’Anisref), relative à la nouvelle ligne ferroviaire Ouled Mimoun-Sebdou, sa longueur totale est de 41.678 km. Les localités desservies sont Ouled Mimoun, Ain Aisser, Merbeh, et Sebdou, soit 4 gares. La vitesse de tracé est de 160km/h pour les voyageurs et 80 km/h pour les marchandises. Le rayon planimétrique minimal en courbe est de 1000 m. le rayon altimétrique minimal est de 9000m. La déclivité maximale est de 16.00%. Six (06) ouvrages d’art. Six (06) ouvrages routiers. Un (01) tunnel de 506 m. le volume de remblai est de 25 553 209 m3. Le déblai 8 415 116 m3. Pour la nouvelle ligne ferroviaire Béni-Saf/Ghazaouet, la troisième variante qui semble la meilleure, a une longueur totale de 83 km (44.1% pour la wilaya d’Ain Témouchent, et 55.9% pour Tlemcen). Les localités desservies sont Béni-Saf, Remchi, Fellaoucène, Nedroma, Zenata et Ghazaouet, soit 6 gares. La vitesse de tracé est de 220km/h pour les voyageurs et 100 km/h pour les marchandises. Le rayon planimétrique minimal en courbe est de 2000 m. Le rayon altimétrique minimal est de 20 000 m. la déclivité maximale est de 16.00%. Vingt (20) dont 14 à Tlemcen. Sept (07) ouvrages routiers dont 6 à Tlemcen. Quatre (04) viaducs dont 03 à Tlemcen. Trois tunnels dont 01 à Tlemcen.

Selon les explications fournies par M. Laggoun Othmane, ces deux lignes ferroviaires Ouled Mimoun-Sebdou et Béni-Saf-Ghazaouet, sont une réponse à la hauteur des besoins futurs de déplacements non seulement sur la zone portuaire et côtière, mais aussi au niveau de la zone steppique de la wilaya où les besoins de déplacement vont continuer à croître sous l’effet conjugué de la croissance démographique, le développement économique, l’allongement des distances domicile/travail et la hausse du niveau de vie. « L’objectif est de reconquérir le marché de transports de voyageurs et notamment des marchandises. Car il faut le souligner, le transport ferroviaire de marchandises n’occupe que 2% du volume national actuellement. Il devrait atteindre les 17% à l’horizon 2020 », a expliqué le directeur des études techniques générales de l’ANESRIF. Ce déficit est dû notamment à la décennie noire qu’a traversée le pays dans les années 1990.

Il faut rappeler à ce propos que le ministre des Transports, Boudjemaa Talai, avait indiqué récemment que la SNTF devrait renoncer ainsi à son statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) et se convertir en une société par actions (SPA) à partir de 2019.

Dans cette perspective, il avait d’ailleurs appelé les gestionnaires de la SNTF à développer le fret (Transport de marchandises) afin de dépasser le cap des 13 millions de tonnes actuellement, et d’atteindre l’objectif de 20 à 30 millions de tonnes transportées.

Khaled Boumediene

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *