Trafic de véhicules de luxe : 9 mandats de dépôt

Neuf personnes sur les quinze interpellées récemment dans le démantèlement d’un trafic international de voitures de luxe ont été écrouées la semaine dernière par le juge d’instruction du tribunal de Tlemcen, a-t-on appris de sources judiciaires.

Pour rappel, les investigations de la brigade de la Gendarmerie nationale de Terny et la section de recherche et d’investigation relevant du Groupement territorial de Tlemcen avaient débuté au mois dernier. La gendarmerie identifiait alors un réseau international de trafic de véhicules de luxe entre l’Europe, le Sahara occidental et l’Algérie.

Les perquisitions opérées aux domiciles, garages et locaux professionnels ont conduit à la découverte de vingt-cinq véhicules, des micro-ordinateurs dernier cri, des imprimantes, des portables, un lot de cartes grises vierges et diverses pièces d’identité falsifiées.

Le trafic est pour l’heure évalué à 310 véhicules. Selon nos sources, la gendarmerie a récupéré 25 véhicules. Le réseau, très structuré, opérait sur toute la wilaya et dans d’autres wilayas du pays, et falsifiait les certificats d’immatriculation afin de les écouler sur le marché.

En procédant à des interpellations, les gendarmes, qui ont mis au jour ce vaste trafic de véhicules, ont pu identifier les principaux suspects, en l’occurrence deux agents de l’APC de Bouihi, un agent de l’APC de Terny, un agent de l’APC de Chetouane, deux experts en automobile, ainsi que deux courtiers de Tlemcen.

La tête pensante du réseau se trouve à l’étranger d’où sont convoyés les véhicules. L’organisation s’est avérée fort complexe, notamment en matière de falsification des numéros de série et de reproduction des plaques d’immatriculation, car les suspects ont réussi à accéder au système national d’immatriculation. Ensuite, ils procédaient à l’établissement des cartes grises dans trois communes de la wilaya de Tlemcen et dans d’autres communes du pays.

La justice de Tlemcen poursuit son enquête pour connaître comment les suspects sont arrivés à accéder au code du système national d’immatriculations et par ricochet débusquer les personnes qui sont en lien direct avec le trafic de véhicules.

Khaled Boumediene (Le Quotidien d’Oran).

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