Yasmina Khadra dédicace son livre « Khalil » à l’hôtel Grand Bassin

En tournée dans l’ouest du pays, l’écrivain Yasmina Khadra a présenté dimanche à l’hôtel Grand bassin son dernier livre “Khalil » en présence d’un nombreux public évalué à environ 300 personnes. L’évènement était organisé en partenariat avec la librairie Alili. Avant d’entrer dans le vif du sujet, l’auteur prolifique dont les ouvrages ont été traduits en 42 langues, a commenté l’actualité commençant par le choléra actuellement sous les feux de la rampe, qu’il a qualifié « de colère du peuple algérien face à la démission de l’Etat devant une telle situation qui se produit au 21 ème siècle dans notre pays. Nous n’avançons pas, nous reculons ».

Il a ensuite plaidé pour que le livre retrouve la place qui lui revient dans la société du savoir et du progrès : « ma démarche s’est toujours inscrite dans le partage et l’apaisement, et j’espère avoir été digne des algériens que j’ai représenté dans le monde entier à travers les rencontres, conférences et forums internationaux » a-t-il tenu à souligner. Il a déclaré ensuite « que chaque algérien pour parvenir à réaliser son rêve comme moi, à condition d’y croire » ajoutant « ce qui me chagrine, c’est ce clanisme et ce charlatanisme à travers des groupes de personnes qui ne veulent pas évoluer et qui n’évolueront jamais ».

A une question qui lui a été posée sur le choix du titre Khalil pour son livre, Yasmina Khadra a répondu : « c’est pour répliquer à la psychose qui règne en Occident où tout ce qui est musulman est irrémédiablement diabolisé. Si un kamikaze venait à échouer et qu’il survit à son acte meurtrier, il pourrait probablement s’attacher à la vie, celle-là même qu’il voulait arracher aux autres, car après l’échec, il y a toujours la vie » a indiqué Yasmina Khadra.

Liberté

La direction de l’hôtel « Grand Bassin » a distribué gracieusement à toutes les personnes venues assister à la séance dédicace du livre de Yasmina Khadra, un prospectus illustré avec le texte suivant :

Khadra est le pseudonyme de l’écrivain algérien Mohammed Moulessehoul. C’est en 1990 avec le roman « Le dingue au bistouri » que Moulessehoul choisit de devenir Yasmina Khadra, pour diverses raisons … D’une part pour la liberté que lui procure l’anonymat, mais surtout ; il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et surtout à la sienne en prenant ses deux prénoms, « par simple reconnaissance, par gratitude … ». Quand on me dit « Oh mon Dieu quel livre ! c’est formidable ! », il me suffit de jeter un coup d’œil sur la couverture pour répondre « c’est grâce à cette dame ! »

Ce ne sera qu’en 2001 avec la parution de son roman autobiographique « L’écrivain » qu’il révèlera son identité masculine et son identité toute entière avec « L’imposture des mots » en 2002.

Yasmina Khadra a touché plusieurs millions de lecteurs dans le monde. Adaptés au cinéma, au théâtre, en bande dessinée, en chorégraphie, ses romans sont traduits dans 42 langues et édités dans plusieurs pays. L’auteur nous revient aujourd’hui avec le nouveau roman « Khalil » paru aux éditions Casbah, relatant encore une fois le climat chaud et réaliste du monde que nous partageons ensembles !

En 2010, Yasmina Khadra dirige une collection sur le Maghreb chez l’éditeur de polars « Après la lune ».

En 2013, il fait son entrée dans le dictionnaire (Le Petit Robert des noms propres)

En 2016, il co-scénarise le film du cinéaste Rachid Bouchareb « Sur la route d’Istanbul, sélectionné au festival du film africain de Khouribga (Maroc)

 

 

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